Ça plus ça plus ça, 21

Publié le par Louis Racine

Ça plus ça plus ça, 21

 

Aujourd’hui encore, je m’étonne qu’il ait fallu près de quarante-huit heures aux diverses parties concernées pour effectuer leur jonction. Certes, quand on ne sait pas qu’on a affaire à un puzzle, on a moins l’idée d’en assembler les pièces, et c’est d’ailleurs ainsi que je définirais l’intuition : la faculté de penser puzzle. Mais enfin j’avais donné mon identité aux pompiers.

Je vous l’ai dit, je l’ai même écrit, comme ça vous pourrez vérifier, mon portefeuille était dans une poche de mon manteau, ce manteau que j’avais sacrifié, ultime avanie d’une longue série depuis moins d’une semaine qu’il était sorti du nettoyage. Or, quand les pompiers ont eu fini leur travail, je suis allé farfouiller dans les restes fumants. Le manteau était foutu, certes, et les biftons aussi, je les ai quand même récupérés en souvenir ou des fois que, mais mon portefeuille n’avait pas autant souffert et j’ai pu récupérer mes papiers, certains dans un état acceptable, comme la carte de visite de Blanche Prével, dont le spectacle m’a tiré des larmes, de gratitude ou de honte, allez savoir !

Ce sont donc les pompiers qui ont pris note de mon identité. Puis il a fallu leur expliquer ce que faisait mon manteau dans le hangar. Rien de plus simple : en convalescence chez un parent, suite à mon entorse au genou, je me baladais, histoire de faire un peu d’exercice et de ne pas rester enfermé à broyer du noir, surpris par la pluie je m’étais réfugié là, j’avais foutu le feu à cause d’un briquet défectueux, ils pouvaient bien se douter que ce n’était pas intentionnel vu mes difficultés pour fuir, d’ailleurs j’avais cherché à éteindre l’incendie, d’où le manteau. J’ai bien senti que la fin de l’histoire leur paraissait plus claire que le début, d’ailleurs ils avaient retrouvé le briquet, l’avaient soigneusement mis de côté, je ne couperais pas à une comparution devant les gendarmes, ce que j’ai admis avec la meilleure volonté du monde, jusqu’à m’inquiéter de leur absence. C’est qu’ils étaient mobilisés par une autre affaire, vous ne devinerez jamais laquelle.

Je me félicitais secrètement de ma prestation, quand le chef des pompiers m’a demandé :

« Bon, jeune homme, où c’est qu’on vous ramène ? »

 

 

Il y en a peut-être parmi vous qui craignent que la question m’ait désarçonné et s’inquiètent à mon sujet. Rétrospectivement, du reste, et sans pouvoir faire grand-chose pour moi. Je leur dédie le blanc typographique ci-dessus et les rassure : j’avais prévu le coup. Pendant mon segment de tournée postale, j’avais eu tout le loisir de glaner noms et adresses sur les enveloppes et les paquets, et s’agissant des coordonnées du parent censé m’héberger j’ai sans hésité fourni des indications authentiques sinon véritables. J’avais choisi un hameau relativement éloigné du lieu de l’enlisement et qui quand nous y étions passés m’avait paru joli sous la pluie. Bien sûr, je n’étais pas pleinement rasséréné. En vue de mon inévitable convocation à la gendarmerie, et bien qu’ils eussent paru croire à ma promesse de m’y présenter spontanément dès que possible, ces serviables mais rigoureux pompelards s’étaient enquis d’un numéro où me joindre. Pris de court, je leur avais donné celui de la Boissière, en modifiant juste les deux derniers chiffres. Je me disais que ça avait des chances de ressembler aux numéros du coin, et effectivement ça leur a convenu. Encore fallait-il que je trouve un moyen de les empêcher de me raccompagner jusqu’à la porte de mon prétendu parent. Là, j’ai eu du bol. Quand on est arrivés devant la maison en question, je leur ai demandé de me laisser au pied du perron. Je le grimpe avec une aisance exceptionnelle, j’adresse un grand sourire à ces bienfaiteurs de l’humanité et j’actionne la poignée de la porte. Elle s’ouvre ! Je ne sais pas comment je me serais débrouillé sinon. J’ai refermé la porte derrière moi et je les ai entendus s’en aller, à mon grand soulagement. Pendant ce temps-là je tendais l’oreille vers l’intérieur. Quelqu’un allait probablement surgir qui prendrait mal mon intrusion. Mais rien de tel. Pas un mouvement, pas un bruit. Juste une bonne odeur de bouffe. Au bout de deux minutes, je suis ressorti. L’endroit était désert. Je me suis dit que ce devait être l’heure du déjeuner. Je me suis éloigné, sans but, sans rencontrer personne, j’ai atteint comme ça la dernière maison du hameau, une grande bâtisse aux volets fermés. Il y avait là un banc de pierre à peu près sec. À bout de forces et de nerfs, je m’y suis laissé tomber, m’enveloppant dans la couverture que m’avaient prêtée les pompiers (Vous nous la rapporterez à l’occasion à la caserne de Brive), et j’ai pleuré, de fatigue, de faim, de douleur et de dépit, jusqu’à ce que me parvienne de loin le chant d’une deux-chevaux.

La postière qui avait fini sa tournée ? Mais pourquoi repassait-elle par là ? Si elle repassait ! Car peut-être elle ne ferait pas le crochet mais continuerait sur la route. Était-elle déjà retournée au hangar ? En revenait-elle ? Me cherchait-elle ? J’essayais d’imaginer son parcours, son état d’esprit, mais je ne parvenais pas à ordonner ni même à fixer mes pensées.

Ce que je ne pouvais déterminer, notamment, c’est si j’avais ou non intérêt à me montrer. Je n’entendais qu’une voiture. La postière revenant seule ou les gendarmes roulant eux aussi en deuche ? Et pourquoi pas les pompiers ? Par lassitude plus que par décision véritable, j’ai cessé de m’interroger, et je suis monté sur le banc pour mieux voir la route en surplomb et en être visible. Le bruit se rapprochait. Bientôt je saurais. Du jaune, du bleu, du rouge ou...

Du gris. Et une deuche d’un modèle plus ancien. Elle a ralenti et pris la direction du hameau. Le conducteur était seul à bord. J’ai cru qu’il allait passer près de moi, et l’idée m’est venue de faire du stop, même si je ne voyais guère où aller, quand il a de nouveau tourné et s’est arrêtée devant la maison où j’étais entré quelques minutes plus tôt. Il est descendu de voiture, c’était un sexagénaire encore alerte, avec à la main un pain dont le parfum venait narguer mes narines, il m’a dévisagé, longuement, puis soudain, sans un mot, il a tourné le dos, gravi les marches et disparu dans la maison.

À tous les coups, il avait compris qui j’étais et s’apprêtait à téléphoner aux gendarmes. J’enrageais de ne pouvoir lui piquer sa deuche. À une fenêtre, un voilage a bougé. On m’observait. Il m’a semblé distinguer deux silhouettes. J’ai arboré une mine réjouie. Si ces braves gens avaient pu se douter que peu de temps auparavant je m’étais introduit chez eux sans la moindre difficulté ! Dommage que j’aie laissé le pistolet d’alarme dans la voiture, je me serais amusé à leur faire peur.

J’ai failli leur demander l’hospitalité, par bravade, un morceau de pain, mais je me suis retenu.

Enfin, pas longtemps.

Une espèce de foi soudaine décuplant le peu d’énergie qui me restait, je me suis hissé jusqu’à leur porte. Au moment où j’allais frapper (plutôt que de tenter ma chance comme précédemment), elle s’est ouverte, toujours aussi peu verrouillée, sur une petite dame, la soixantaine elle aussi, le visage plus grave que sévère, pas souriante pour un sou mais pas fâchée non plus.

« Qui êtes-vous ? » elle a fait.

Une foule de réponses débiles me sont venues que j’ai dédaignées pour la vérité.

« L’homme à la Mercedes. »

Elle n’a absolument pas changé d’expression. Ça m’a paru bon signe.

« Qu’est-ce que vous voulez ? »

Un bruit de voix dans la pièce voisine, puis le déclic d’un téléphone qu’on raccroche.

« Quelque chose à manger, n’importe quoi. Je meurs de faim. »

Le type a surgi dans l’entrée.

« On allait se mettre à table », il a dit.

Comment devais-je le prendre ?

« Je suis bien content pour vous.

– Soyez bien content tout court. À moins que vous n’aimiez pas le lapin.

– Vous m’invitez ?

– Vous refusez ? »

Tous les deux me regardaient, et je vous assure qu’ils ne rigolaient pas du tout, mais il émanait d’eux une si grande charité que j’ai cru que j’allais m’effondrer. Sous mes paumes, les poignées de mes cannes m’ont paru se raffermir.

« Ça sent bon ! » j’ai fait.

J’aurais juré qu’ils échangeaient, non pas un clin d’œil, mais une idée de clin d’œil. Sans pour autant se réjouir, ou alors tellement peu que je pouvais aussi bien m’être imaginé tout ça.

« Dépêchez-vous, a dit la femme, ça va refroidir. »

Ils m’ont précédé et suivi dans une petite salle à manger sombre et encombrée de meubles et de bibelots, m’ont fait asseoir à table entre les deux couverts déjà dressés, l’homme s’est occupé du mien pendant que la femme passait dans la cuisine attenante. Elle en a rapporté une salade de museau.

« Vous êtes bien installé ? » elle a demandé. « Ça va aller avec votre jambe ?

« Oui, comme ça c’est parfait.

– Je ne vous imaginais pas si jeune. »

Rêvais-je ? Étais-je mort sans le savoir ? Passé dans une autre dimension ? Ce qui me troublait le plus, c’étaient ces visages préoccupés, comme si ces gens s’inquiétaient de la qualité de leur accueil.

« Vous avez appelé les gendarmes ? », j’ai demandé à l’homme.

– Servez-vous », il a fait en me passant le saladier. Puis il a coupé du pain.

Le museau, je connaissais de vue, mais je n’en avais jamais mangé, et je n’étais pas sûr d’aimer ça.

« C’est tout ce que vous prenez ? Vous disiez que vous aviez faim.

– On est trois quand même. »

Ils se sont regardés.

« Y a largement de quoi. »

Effectivement, quand ils ont été servis il en restait.

« Du pain ? » a proposé la femme. Là, j’ai fait honneur, et j’ai passé la panière à l’homme.

« Bon appétit », il a dit.

Pendant quelques secondes, on n’a plus entendu que nos mastications et celles de la pendule, puis :

« Pour répondre à votre question, oui, j’ai appelé les gendarmes.

– Et vous m’offrez le dernier repas du condamné.

– Ne vous faites pas plus méchant que vous n’êtes.

– Vous avez surtout besoin qu’on vous aide », a renchéri la femme.

« Les gendarmes vont venir, il a repris, je leur ai dit de ne pas se presser, que vous ne m’aviez pas l’air bien dangereux, qu’ils avaient intérêt à vous récupérer en forme plutôt que de risquer que vous leur claquiez entre les pattes.

– Vous n’allez pas non plus vous enfuir, a dit la femme, c’est évident. Qu’est-ce que vous avez fait de votre voiture ?

– Abandonnée dans un champ, à quelques kilomètres d’ici.

– Finissez-nous cette excellente salade de museau », a dit l’homme en poussant le saladier vers moi. « Oui, je n’ai pas eu le temps de te le dire, je l’ai appris tout à l’heure à la boulangerie. Ils ont retrouvé la Mercedes au pré Croisille.

– Et vous êtes venu de là-bas à pied ? »

Il semblaient trouver la chose invraisemblable mais pas impossible. Aussi ai-je acquiescé, pour protéger la postière, même si j’avais de sérieux doutes à son sujet.

« À propos de nouvelles, il y a eu un incendie à (je n’ai pas compris le nom). Un hangar qui a brûlé. Chez la petite Duchet, tu sais.

– Elle n’est pas là en ce moment.

– Justement, c’est bizarre. »

Il m’a regardé.

« Ne vous inquiétez pas, c’est complètement de l’autre côté par rapport au pré Croisille.

– Ah ben tant mieux alors. »

Après le museau, on est passés au lapin. On mangeait en silence, mes hôtes s’entreregardant de temps en temps, comme s’ils se fussent retenus depuis longtemps d’exploser. Mais pas de colère. De rire plutôt, ou de chagrin. Ça fait que je me surveillais et que j’en disais le moins possible, tout en essayant de rester aimable. L’atmosphère était tendue sans être oppressante, et j’ai retrouvé un semblant de moral.

« Il est délicieux ce lapin. C’est pas trop mon truc d’habitude, pourtant ma mère le cuisine bien, mais votre sauce, là, elle est géniale. Qu’est-ce que vous mettez dedans ? »

N’allez pas croire que la femme se soit aucunement déridée. Elle a juste pris un air un tout petit peu moins triste pour dire :

« À votre avis ?

– Je sais vraiment pas. C’est doux, onctueux et fort à la fois. Du sang ! Du sang de gibier ! »

C’est lui qui a répondu :

« Du chocolat. Ma femme est d’origine espagnole. C’est une recette de chez elle. »

Il s’est passé un truc qui m’arrivait de temps en temps, j’ai ressenti une espèce de relâchement subit de tous mes muscles, comme le résultat d’un éternuement interne, d’un internuement aurait dit l’interne Rémi, pourquoi je pensais à lui à ce moment, peu importe, l’atmosphère avait brusquement changé de densité, l’air était devenu plus léger, plus fluide, plus frais. Je me suis lancé :

« Mes grands-parents étaient de Santander. Il ont émigré à la victoire de Franco, avec leurs deux enfants. Je connais pas bien leur histoire, je sais seulement qu’on les a séparés, ils étaient dans des camps différents, ma grand-mère avec sa fille, je crois. Plus tard ils ont été déportés dans le même, nettement plus à l’est, vous parlez de retrouvailles, si tant est qu’ils se soient revus. Ils sont morts en déportation, enfin je suis pas sûr pour leur fille, j’ai jamais vraiment su ce qu’elle était devenue. Peut-être qu’elle est restée en France avec mon père. Lui, il a été recueilli par une famille qui habitait pas très loin d’ici. Des parents des Bourzeix, si ça vous dit quelque chose. »

La femme regardait son assiette. L’homme s’est tourné vers moi.

« Il est encore en vie, votre père ?

– Oui.

– Vous devriez lui demander les précisions qui vous manquent.

– Il aime pas parler de ça. En plus je le vois pas souvent, mes parents sont séparés.

– Mais votre mère, elle doit bien savoir.

– Elle aime pas qu’on lui parle de son mari. »

Après le lapin, j’ai eu droit aux fromages locaux et à un dessert simple mais savoureux, une pomme au four, tout ça arrosé d’un petit vin plus guilleret que nous. Puis on a pris le café, servi dans des filtres individuels, comme à la Boissière. Mes hôtes ont paru apprécier que je connaisse le principe, surtout quand ils m’ont vu écacher l’eau avec la paume de la main, mais enfin on ne peut pas dire que leur visage se soit épanoui.

Le café bu, l’homme m’a offert une cigarette, du feu, s’est bourré une pipe, l’a allumée, a consulté sa femme du regard, et a dit :

« Maintenant que vous avez repris des forces, si vous nous racontiez vos débuts dans la diplomatie ? »

Pour la première fois, j’ai cru percevoir dans son œil une lueur de malice. Mon hôtesse en revanche montrait toujours la même gravité.

Excellente occasion de mettre au point mon récit. J’allais bientôt devoir m’expliquer devant les gendarmes, autant répéter. Non que je déteste improviser mais, si ce bon repas m’avait chauffé le corps et le cœur, il risquait de m’ensommeiller l’esprit. Mieux valait prendre quelques précautions.

Voici à peu près ce que je leur ai débité :

« C’est un malheureux concours de circonstances. J’étais parti de chez moi suite à un désaccord familial, j’avais passé la nuit chez une amie, et le lendemain j’ai déjeuné avec un copain dans un restaurant qu’il fréquente et où il a l’habitude de retrouver des potes à lui. Il y avait là sa dernière conquête, une fille d’ambassadeur à qui son père prête ou plutôt prêtait souvent sa voiture. Et à moi, tu la prêterais ? j’ai fait. Elle a pas dit non, elle s’est seulement moquée de moi, disant que j’avais pas les moyens de nourrir la bête. Je lui en veux pas, on avait tous pas mal picolé, et ça explique aussi que sur le coup je me sois monté le bourrichon et que j’aie foutu le camp pour faire un tour avec la fameuse bagnole. Au départ, j’avais pas vraiment de destination, mais en même temps, c’est vrai, une idée qui me trottait dans la tête depuis que j’avais quitté la maison s’est imposée, un projet un peu dingue, un peu absurde, celui d’aller rejoindre ma cousine, dont je venais d’apprendre que je l’avais mise enceinte. C’est d’ailleurs pour ça que je suis fâché avec la m... avec ma mère.

« Le voyage s’est bien passé, j’ai pu voir ma cousine, lui montrer que je serais toujours là pour elle et pour notre enfant, mais ma présence sur place avait pas lieu de se prolonger, je suis reparti le lendemain matin, elle avait cours, j’ai omis de vous le dire mais elle est étudiante, comme moi, entre-temps j’avais eu tout le loisir de mesurer la gravité de ce qui pour moi s’était d’abord apparenté à une plaisanterie, j’avais hâte de rendre Ca... sa voiture à sa propriétaire, ou à son propriétaire, vu que, enfin bref, j’avais mis le cap sur Paris, mais il me fallait de l’essence, et si possible pas trop chère, on m’a indiqué une station-service avantageuse dans les environs, j’y suis allé, malheureusement j’y ai trouvé des gendarmes, et là j’ai paniqué, j’ai fui, pour brouiller les pistes j’ai pris des petites routes que je connaissais pas, en m’orientant comme je pouvais, mais il s’est mis à pleuvoir très fort, la chaussée est devenue glissante et j’ai volé dans le décor. J’ai attendu un moment que passe quelqu’un, puis j’ai décidé de chercher moi-même du secours, tout en évitant les gens dont la tête me revenait pas, et les gendarmes, bien sûr.

– Je ne comprends pas, a dit mon hôte, entre le pré Croisille et chez nous il y a plusieurs fermes ou maisons et même un hameau où vous auriez pu téléphoner.

– Je vous l’ai dit, j’étais méfiant. J’avais entendu l’avis de recherche à la radio.

– Un avis de recherche, ça veut dire que des gens s’inquiètent pour vous. Vous n’avez pas eu envie de les rassurer ?

– Fiche-lui la paix, Abel, a dit la femme, il aura bien assez des gendarmes pour le houspiller. Ce que je comprends, moi, c’est que vous ne vous êtes pas changé depuis samedi. Si ça vous dit de prendre une douche, on vous prêtera des vêtements.

– Et si les gendarmes arrivent ?

– Ils ne sont pas à dix minutes.

– Attendez, a fait l’homme, vous étiez sur vos gardes, mais pourquoi pas avec nous ?

– Je ne sais pas. »

Vous n’allez pas me croire, mais ça lui a suffi, et j’ai suivi la femme dans l’escalier.

 

(À suivre.)

 

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Épilogue

 

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