Bakounine n’est pas rentré, 23

Publié le par Louis Racine

Bakounine n’est pas rentré, 23

 

« Désolé, j’ai fait, je ne couche pas avec n’importe qui. »

Aujourd’hui encore, je frissonne de plaisir et de honte au souvenir de cette réplique. Que voulez-vous, je ne suis pas moins vaniteux qu’un autre. N’allez pas croire pour autant que ça m’ôte toute lucidité. Pendant que papa Trunck se remettait de ce swing et cherchait une réponse adaptée, je concevais d’un coup le malheur de Sophie et celui qui risquait d’être le mien si je donnais le moindre signe de doute. C’est pourquoi je suis remonté aussitôt à l’assaut.

« Question d’éducation. »

Et, enivré par mon sens de la répartie, j’ai ajouté :

« Bonne chance. »

J’aurais pu raccrocher, mais la curiosité a été la plus forte, la sienne surtout.

« Attendez, il a fait, vous êtes Norbert ou pas ?

– Oui, donc totalement étranger à cette affaire.

– Vous vous foutez de ma gueule ?

– Je m’en garderais bien. D’abord je ne vous connais pas, et je continuerai volontiers, comme pour votre fille.

– Alors pourquoi vous vouliez lui parler ?

– Pour lui dire ça, justement.

– Vous êtes tordu. C’est bien sa chance de s’être fait faire un môme par un tordu.

– Qui me dit que ce n’est pas vous ? »

Bon, ça, c’était de trop, je vous l’accorde, n’empêche que je vous jure qu’au moment où ces mots franchissaient mes lèvres j’ai eu comme une révélation. Et j’aurais presque remercié ce type, mais pour le coup il aurait eu des raisons de me croire sérieusement chtarbé. J’ai préféré la jouer rationnel. J’ai attendu qu’il ait fini de déverser sur moi le tombereau d’injures que ma petite impertinence lui inspirait, et j’ai dit :

« Un môme, un môme, comme vous y allez. Si elle en veut pas, doit y avoir moyen de moyenner. En plus, ça va bientôt être autorisé. Vous avez pas entendu parler de la loi Veil ? »

Là, ç’a été le comble, j’ai cru qu’il nous faisait un malaise. J’essayais de me le représenter, mais tout était possible, un colosse, un nain, la seule certitude c’était que ce défenseur de la vie voulait me tuer. Inutile donc de prolonger notre conversation.

« Bon, j’ai fait, vous lui direz qu’elle cesse de m’importuner. Tchao. »

J’ai raccroché, et, si vous ne me croyez pas tant pis, j’ai éclaté en sanglots.

 

 

Maître de ce récit, j’aimerais, au risque de vous déplaire, procéder ici à ce que les érudits appellent une ellipse. Certes, notre vie à Clichy ne manquait pas d’agrément, la matouze, dont vous connaissez désormais le prénom, était une hôtesse des plus accueillantes, je me sentais passablement chez moi chez les miens, Paula et moi étions redevenus ou restés les meilleurs amis du monde sans qu’il nous ait fallu pour autant renoncer à l’affection de Carmen (je dois même à la vérité de confesser qu’il m’est arrivé parfois de rêver de jeux érotiques à trois, mais il y entrait comme condition, outre certaines circonstances, un accord préalable et spontané entre mes partenaires, qui ne s’est jamais fait), bref, je voudrais en terminer rapidement avec cette fin de vacances, non que j’aie tellement hâte de me rendre à l’enterrement d’Isabelle ni de retrouver le bahut, malgré ma complicité avec Douvenou, ni les 4S, ni le Petit Suisse, ni le Malebranche, ni Sadoul, en dépit de tous leurs attraits, les parties de flipper, de 421, de yam’s, de go, les déconnades de haut vol avec Rémi, les sourcils de Clémentine, la conversation de Joseph, les nattes (et les cuisses) blondes de Sophie, la voix de Paméla, oui, je vous entends, ardentes féministes, j’ai l’air de ne m’intéresser aux filles que pour leur dimension physique, eh bien vous vous trompez, regardez Paula, Géraldine, Isabelle, ce n’est pas ma faute si la dernière a été assassinée et si l’avant-dernière a failli l’être. Avec la première en tout cas on avait à cœur de contribuer à mettre le plus vite possible leur agresseur hors d’état de nuire, et c’est l’objet du paragraphe qui suit. À moins d’un de ces détours dont vous avez l’habitude et dont, semble-t-il, vous vous accommodez. Norbert, l’homme aux mille détours.

Nous sommes le mardi sept janvier 1975. Demain, le prof de philo devait nous rendre notre dissertation – ça, à la rigueur, ça pouvait m’attirer –, mais les funérailles de qui vous savez ont aussi bouleversé le calendrier. Il y aura là des tas de gens du bahut, malgré le souhait on ne peut plus explicite de la famille de limiter l’assistance aux plus proches. C’est toujours comme ça, Unetelle dit qu’elle compte y aller quand même, Untel ne veut pas être en reste, et au total c’est une foule qui s’invite à la cérémonie.

Je vous entends (bis), vous avez plein de questions. Vous vous demandez ce que j’ai fait hier, comment j’ai été accueilli le jour de la rentrée, ce qui se disait au bahut de l’affaire Rondeau, ce que j’ai pu ou dû moi-même exposer à ce sujet, ce que pensent ses camarades et ses profs de ce qui est arrivé à Géraldine, si tant est qu’ils soient au courant, vous vous attendez à des remarques curieuses sur le comportement de Graindorge, pas vrai ? Et Géraldine, au fait, comment va-t-elle ? L’ai-je revue ? Et sa tante ? Et ta sœur ? Pardon : Et ma sœur ? A-t-elle subi de nouvelles avanies ? Et ma mère ? Où en sont ses recherches d’emploi ? Et ce tournage ? Et mon film à moi ? Et mon père ? S’est-il manifesté ?

Flatté que tout ça vous intéresse, mais laissez-moi en placer une.

Et d’abord sur un thème que je vous sais gré d’avoir évité – je reconnais bien là votre délicatesse –, à savoir le bac.

La matouze ayant admis que Paula et moi partagions occasionnellement la chambre d’icelle, ce soir mardi je ne rentrerai pas à Clichy. J’irai retrouver ma copine après dîner. Pour l’instant je suis en compagnie de Rémi, qui n’a rien perdu de sa verve. On boit un demi au Malebranche (Clémentine nous a lâchés pour je ne sais quelle studieuse occupation), on a évoqué Félix en s’étonnant du hasard qui nous l’avait fait connaître à tous les deux, du coup j’ai parlé de Paula, en bien, en très bien, de sa grâce, de son esprit, de ses lectures, et c’est là que Rémi a eu ce mot :

« Mon petit Norbert, va falloir choisir : bac ou Nin. »

Alors moi, piqué au vif :

« Maths ou matou ? »

Et ce n’est pas parce que ça semble n’avoir aucune valeur que ça n’a pu jouer dans le fait que je ne l’ai pas eu, mon bac. Je ne vous apprends rien, quant aux circonstances vous les saurez un jour ou l’autre, bref.

Maintenant, vous préférez ?

Très vite, alors :

(Entre-temps, des clameurs se sont élevées : Et le chat ? Dites plutôt que vous l’aviez oublié. Incroyable. Mais une voix tente de dominer les autres, y parvient, excusez-moi un instant, pardon ? Ah oui, je m’attendais à cette question. Pourquoi les propriétaires de Bakounine – Bakounine, des propriétaires ! – n’ont-ils pas proposé à Félix de passer juste chez eux de temps en temps pour le nourrir et rafraîchir sa litière ? Bon, je n’ai pas voulu accabler ces rebelles, mais ils habitent un coquet six pièces rue Monge et n’aiment pas l’idée qu’on s’introduise chez eux en leur absence, même sous un excellent prétexte. Des fois sans doute qu’on noie leurs murs laissés libres par leurs affiches subversives sous des inscriptions injurieuses, qu’on siffle leurs bonnes bouteilles ou dégrade leurs éditions de luxe. Les braves gens.

Quant à la première question, non, hélas, Bakounine n’est pas rentré.

Vous dites ? Qu’il ait pu ou puisse encore regagner son six pièces sans repasser par la case Félix ? Ce sont choses qui arrivent, je ne l’ignore point, et s’il vous plaît d’espérer une telle issue – il y a issue et issue –, à votre guise.)

Nous parlions du bac. La principale voire la seule raison de mon échec, c’est que je ne m’y suis pas présenté. De sorte que je pourrais toujours revendiquer la capacité de le décrocher. Mais là n’était pas le but. N’allez pas soupçonner quelque dérobade ou quelque calcul. Je ne m’y suis pas présenté parce que je n’ai pas pu. Vous comprendrez un jour pourquoi.

Je reviens donc enfin à l’affaire qui me hante depuis plus d’une semaine. Je suis toujours avec Rémi, à qui j’ai décidé de me confier. Ce garçon a l’esprit vif, il pourra nous aider, il m’est d’une certaine façon redevable, à cause de ses manigances avec Sophie Trunck, sujet sur lequel j’ai d’ailleurs l’intention de le cuisiner. Félix de toute façon lui aurait raconté nos aventures à Étretat. Pas la suite, naturellement. Je n’étais même pas sûr qu’il sache qu’une de mes copines avait été tuée, une autre à moitié. Les filles lui en avaient peut-être parlé, moi non. Il ignorait tout aussi de l’affaire Rondeau, on verrait ça plus tard.

J’ai attaqué direct sur la grossesse de Sophie. Son père n’avait pas réclamé le secret, trop occupé à m’accuser, autant y aller carrément.

Rémi a réagi d’une manière inattendue.

« T’es pas drôle, Norbert », il a fait.

J’ai vu qu’il avait changé de couleur. Sa belle tête bouclée ressemblait à une boule d’escalier coiffée d’une serpillère sale. La métamorphose avait été si soudaine que j’ai poussé un cri. Les habitués du Malebranche arrimés au comptoir ont tourné la tête dans notre direction puis ont repris leur symposion vertical. Moi, j’avais peur d’avoir pigé.

« Me dis pas que... »

Il a rigolé, aussi crédible dans le rôle qu’un agneau jouant le loup.

« Mais non, t’es fou. Ce qu’il y a... »

Le genre de dialogue qu’on peut faire durer à plaisir (celui de l’auteur). Mais je ne suis pas comme ça.

« Accouche », j’ai fait, regrettant aussitôt ce gag involontaire.

« Écoute, le problème... »

À nouveau il s’est tu. C’est horripilant, hein ?

Je vois bien qu’il va falloir que je m’en mêle. Après tout, c’est un peu aussi le rôle du romancier ! Adonc :

Avant de tomber folle amoureuse de moi (selon les propres termes de Rémi, qui avait l’habitude de peser ses mots), bien que ne m’ayant jamais vu (mais Rémi avait fait l’article, en pesant ses mots), Sophie Trunck s’était éprise d’un de nos copains sénégalais. Non Alassane, qui n’avait d’yeux que pour une hypocloutarde métissse dont je tairai le nom, par égard pour une grande femme de lettres, mais Samba, comme Rémi et lui pensionnaire à H4. Beaucoup plus raisonnable cependant : jamais de sorties, jamais la moindre partie de flipper. Samba passait ses soirées à étudier, de préférence dans une des salles de cours du lycée, toutes libres évidemment entre le dîner et le petit déjeuner. J’avais eu l’occasion d’admirer ce tableau surréaliste où l’on voyait bosser de vaillants internes dans des salles éclairées rien que pour eux, pour un seul parfois. D’autres s’enfermaient dans de minuscules réduits aménagés dans des endroits improbables, sous un escalier par exemple, et baptisés cagibis. L’usage des cagibis était strictement réglementé et réservé à une sorte d’élite. Pendant ce temps les internes glandeurs fréquentaient les cinémas ou les troquets du quartier, ou éventuellement visitaient le lycée, ses combles, sa chapelle, ses passages secrets, ses souterrains. Une nuit où j’avais partagé leur dîner (il faudra que je vous reparle de cette hospitalité semi-clandestine et de cette table exceptionnelle – au pire sens du terme), ils m’avaient initié à ces mystères ; ils m’avaient même emmené, par un étroit escalier dissimulé dans la muraille, jusqu’au bocal à cornichons, comme son nom l’indique une salle réservée aux cyrards, décorée de drapeaux et garnie de ce qu’il fallait d’autres joujoux cultuels. On y avait foutu le bordel avant de déguerpir. Le tout était de ne pas tomber sur une de ces brutes ni sur Pollux, le portier du lycée, effectuant sa ronde. Un type adorable et facile à berner, la preuve, on entrait dans le lycée et on en sortait comme on voulait ; sur deux chapitres toutefois il était redoutable : le couvre-feu et la ronde. Personne n’avait jamais réussi à se faire ouvrir la porte après l’heure, et la ronde de Pollux promenait sous un béret aussi bonhomme dans la journée que large des oreilles et des yeux auxquels rien n’échappait. La nuit du bocal, l’éventualité d’être surpris par Pollux m’avait opportunément distrait de mes appréhensions ordinaires liées au confinement ou à l’enfouissement. Et, si vous voulez savoir comment j’avais réussi à quitter le bahut, j’ai tout simplement fait le mur, au seul endroit possible, chemin bien connu de certains, qui avait pour unique inconvénient de ne pouvoir être emprunté dans l’autre sens. Vous voilà maintenant un peu plus instruits concernant la vie nocturne des internes d’H4 à cette époque, mais ne vous croyez pas pour autant des experts, moi-même, qui ne vous ai pas tout dit, j’en sais bien moins que Rémi, qui était loin de tout savoir.

Samba, donc, avait eu une brève liaison avec Sophie Trunck. Et, tenez-vous bien, ils avaient couché ensemble un soir dans un recoin du lycée. Sans rééditer cette aventure, trop périlleuse peut-être ou trop inconfortable à leur goût. Même, ils avaient rompu, au grand désespoir de Samba, qui ne pouvait guère compter sur la compassion de ses compatriotes, lesquels lui avaient remonté les bretelles (il les mettait tous en danger avec ses conneries) et continuaient de le marquer à la culotte. Rémi pensait du reste qu’ils étaient les principaux artisans de la rupture.

Une tragédie que cette histoire. Elle me donnait à la fois davantage et encore moins envie de voir à quoi ressemblait Sophie Trunck. Toujours est-il que Rémi ne lui connaissait pas d’autre amant, si ce nom pouvait convenir au très occasionnel Samba.

« Une fois suffit », j’ai commenté.

On a repris un demi, le troisième (oui, les confidences de Rémi avaient nécessité le second), et on a parlé de cette loi sur l’avortement qui venait d’être votée fin novembre, ça tombait bien. Enfin, Paula aurait été là, elle nous aurait représenté qu’un avortement n’était pas une partie de plaisir et qu’on en parlait bien légèrement. Peut-être même qu’en sa présence on n’aurait pas osé ricaner en imaginant la tête du père Trunck, un joyeux connard selon toutes apparences, se découvrant un descendant café au lait. Mais, comme on était entre nous, on en a bien profité. Pour sûr, on était très cons nous aussi dans notre genre.

Ce qui nous a quand même rendus assez admiratifs à l’égard de la môme Sophie, c’est que manifestement elle avait réussi à protéger Samba. On se demandait comment elle avait fait. Son père avait pourtant l’air tenace. Qu’elle ait pu lui résister nous impressionnait. On a trinqué à sa santé, à celle de Samba, et le patron s’est approché.

« C’est de ma fille que vous parlez ? »

Je vous rappelle ou, si vous n’avez pas lu mes Pigeons, mes lapins, je vous apprends que le patron du Malebranche avait lui aussi une fille prénommée Sophie, à laquelle j’étais censé donner des cours d’allemand à partir de... de quand au fait ? Oh putain ! du lendemain mercredi. Un peu plus et j’oubliais. On était convenus de quarante francs de l’heure, j’avais dit ça au pif, un peu comme si j’avais eu en tête un tarif de référence de cinquante balles et que j’en eusse rabattu vu que je n’avais même pas le bac (je ne l’ai toujours pas, quant à mes prix la question a perdu toute pertinence).

« Non, j’ai démenti, on connaît une autre Sophie. Cela dit, nous étions très respectueux », j’ai ajouté, alarmé par sa ligne sourcilière accusatrice (en forme de tilde espagnol ou de circonflexe grec, vous voyez ?).

« Très », il a fait. « Alors, demain le grand jour ? »

« Jawohl ! Demain, dix-sept heures. »

Il nous a offert le quatrième demi. Comme ça on a eu de quoi boire pour la suite du chapitre, où j’ai enfin pu brancher Rémi sur l’énigme des meurtres en série.

Ça l’a captivé. Il faut dire que j’avais bien préparé mon coup. J’ai commencé par lui parler du commissaire Laforgue, dont il connaissait l’existence, comme de son magicien de frère (mais je n’ai pas évoqué le film, je gardais ça en réserve). Le commissaire travaillait sur une affaire délicate dont il ne laissait rien filtrer. Paula et moi on avait deviné de quoi il s’agissait, avant lui, sans fausse modestie, et on était même en mesure de l’aider. De loin, car il n’aurait sûrement pas vu notre collaboration d’un bon œil, pas plus que celle de son frère, avec qui on avait partie liée. Et je lui ai énuméré la liste des meurtres, en finissant par celui d’Isabelle.

Entre deux gorgées de bière, Rémi buvait mes paroles, tout frétillant désormais.

« Et moi ? » il a fait. « Qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans ? »

J’ai sorti le grand jeu. On avait intérêt à réunir le plus possible d’indices. Or Rémi était le mieux placé pour se renseigner sur Sophie Trunck, dont on devait s’assurer qu’elle n’avait joué qu’un rôle annexe dans cette histoire. Par ailleurs il fréquentait de près Alassane, qui pouvait nous aider à comprendre de quoi Isabelle avait peur. Je lui ai raconté le coup de l’arme mystérieuse.

« Oui, je me rappelle cette soirée aux 4S avec Alassane et l’inscription en chinois.

– Mais là où tu vas sans doute être l’homme providentiel... », j’ai dit, en lui tendant Embarcadère. Et je lui ai tout raconté, Maurice, ses démons, nos soupçons, pendant que Rémi tournait et retournait le bouquin puis le feuilletait, incrédule et émoustillé.

« Garde-le tant que tu voudras. M’est avis qu’il y a des clés là-dedans.

– Mets ton vit, mets ton vit... Tu sais ce que je pense ?

– C’est bien ce qui m’intéresse.

– Je suis sincèrement désolé d’avoir favorisé les vues de Sophie. J’aurais jamais dû lui dire que t’habitais Clichy. Ni, d’abord, lui parler de toi.

– Elle m’avait pas du tout repéré ? »

Son embarras tenait lieu de réponse. Je n’ai pas insisté.

« Par ailleurs... » il a enchaîné.

« Quoi ?

– Je crois que vous pouvez ajouter un meurtre à votre liste. »

 

(À suivre.)

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