Bakounine n’est pas rentré, 12

Publié le par Louis Racine

Bakounine n’est pas rentré, 12

 

Vous savez ce qui m’a aidé à me calmer ? J’ai pensé à ma mère, avec qui on avait parfois de ces moments de délire qui duraient jusqu’à ce qu’elle fasse pipi dans sa culotte, encore que cela ne nous fût pas arrivé depuis longtemps. Et le problème a ressurgi aussi brutalement que si un arbre était tombé devant la voiture.

Elle ne répondait toujours pas au téléphone.

J’avais encore essayé de l’auberge, avant et après nos agapes, la deuxième fois les patrons étaient prêts à nous offrir la communication, sympa, il faut dire que Jules leur laissait un sacré paquet de thune, mais cette libéralité ne m’avait servi de rien.

Tout d’un coup ma gaieté s’est muée en angoisse. J’ai compris que Jules au déjeuner avait cherché à nous distraire de nos préoccupations, ça me les a fait apparaître d’autant mieux fondées, je me suis avisé d’un truc que je savais sans me l’être clairement formulé, que les débordements d’allégresse de la matouze étaient révélateurs d’un fond de détresse, comme à l’instant notre crise de fou-rire avec Jules, ces pensées m’ont assailli en bloc et, alors que je n’avais pas seulement songé à l’éventualité que l’étroitesse de la Mini ne ravivât ma claustrophobie latente, je m’en suis payé une des crises les plus violentes de mon existence.

Mais je me refusais à dévoiler cette faiblesse à notre ami, alors j’ai inventé un besoin urgent, il a cligné de l’œil, Un effet de notre relâchement, il a dit, me ramenant sans s’en douter à la pensée de ma mère, bon, il s’est arrêté en pleine campagne, j’ai fait semblant de me soulager contre un arbre, je me jugeais gonflé de prétendre leurrer un illusionniste, et voilà que cette idée elle aussi s’est inversée en crainte, une crainte particulièrement sévère, Oh putain ! j’ai crié. Ça m’a fait du bien, dans une certaine mesure ; il fallait pourtant que j’en aie le cœur net. Je me suis rassis dans l’Austin. La seule des filles, Carmen avait ouvert un œil, mais elle s’est rendormie dès les premiers tours de roue, de mon côté j’avais retrouvé mes esprits, j’en avais besoin pour mener mon interrogatoire.

« Au fait, qu’est-ce que vous aviez à me dire à propos du film ?

– Quand j’ai appelé chez vous hier matin ? Je voulais vous parler du scénario. Je ne crois pas que Martial vous l’ait envoyé ? »

Nous y sommes, j’ai pensé. Je m’attendais au pire, la certitude grandissait en moi que j’avais raison.

« Non, je sais seulement ce qu’il m’a expliqué l’autre jour chez Sadoul.

– C’est un perfectionniste, il tient à récrire certaines séquences, et le projet risque encore d’évoluer pendant le tournage, mais l’essentiel est acquis, me semble-t-il. Il y a juste un point... »

Oh putain !

« Martial, vous l’avez compris, a l’intention de filmer les tours comme ils se font, justement parce que le cinéma lui permettrait toutes les tricheries. Il veut capter la réalité de l’illusion. Alors je me demandais...

– Oui ?

– Vous n’êtes pas claustrophobe ?

– Pourquoi ? Il y aura des scènes où je serai enfermé ?

– On ne peut rien vous cacher. Une notamment où Paméla vous tiendra compagnie dans une boîte. »

 

 

J’ai connu pire que ce genre d’affres et bien des gens les jugeront luxueuses puisque affres est du féminin, mais la fin du voyage n’a pas été une partie de plaisir. Sans le sujet bagnoles, décidément le dérivatif idéal et tout naturel, je ne sais pas comment j’aurais tenu le coup. Dans ces moments-là le sommeil me fournissait une échappatoire, du féminin également, si toutefois quelque horrible cauchemar ne la transformait pas en traquenard, mais pour que je dorme il aurait fallu m’assommer, quant à la solution du bon gros joint tout notre stock était parti façon Rosebud avant la visite des gendarmes et jamais je n’aurais consommé en présence de Jules, quelque indulgence qu’il m’eût jadis marquée à ce sujet. J’aurais eu trop de scrupules aussi à enfumer les plus jeunes, aérer l’habitacle pas question vu la température extérieure.

Heureusement, donc, on a trouvé une foule de choses à dire sur la Mini, elle en est ressortie une petite géante, du reste elle avait des atouts aussi solides que discrets, ce n’était certes pas une Cooper mais sa cylindrée d’un litre et sa boîte automatique la rendaient très agréable à conduire, si je voulais essayer, quand j’aurais le permis bien sûr, est-ce que j’envisageais de le passer ? ah oui, le bac d’abord, on s’est donc vite repliés sur la Mini et Jules m’a confié que l’hiver il était obligé d’en vaporiser de silicone les câbles électriques pour pouvoir démarrer le matin, c’était le seul défaut qu’il connût à cet adorable véhicule qu’il avait baptisé Pégase et qu’il garait partout sans problème, pas comme la fourgonnette qu’il possédait aussi pour le transport de ses accessoires mais dont il détestait prendre le volant.

Content que ça vous intéresse.

La suite du voyage est passée relativement vite, même si tout en conversant je ne parvenais pas à lâcher la rampe de mes cogitations intimes.

C’était chiant quand même ces obstacles à notre carrière cinématographique à la matouze et à son fils préféré. Son problème à elle était bicéphale, son patron d’une part et de l’autre une certaine Marie-Jo, productrice, au prénom de mauvais augure (oui, c’est du masculin). D’accord, la superstition n’est pas mon fort, mais quand même. Je ne le sentais pas trop ce film. Et puis il y avait en arrière-plan la question des relations entre ma mère et le commissaire, le frère de Jules, l’ennemi juré des saltimbanques, bien qu’il semblât que l’affection qu’il avait pour elle pût l’amener à plus de compréhension. Qui sait même si ne venait pas de s’ouvrir la voie de la réconciliation entre les deux frangins, façon miracle de Noël ? Je me suis surpris à sourire de ma propre candeur, par chance Jules était en train de me raconter la fois où deux déménageurs de grand format avaient suffi à déplacer sa Mini qui les gênait, j’ai repris le fil de mes pensées, nous disions donc que le cinéma pour la matouze ce n’était pas fait. Et pour moi ? Autant la perspective d’une intimité prolongée avec Paméla François m’excitait l’imagination et pas seulement, sans toutefois qu’il fût question de passer à l’acte, j’étais décidé au contraire à me tenir tranquille de ce côté-là, avec pour première épreuve le séjour imprévu de Carmen à Clichy, autant celle de flancher pendant le tournage, la crise en pleine prise, me terrorisait. Ce qui peut-être en eût stimulé un autre m’apparaissait moins un défi qu’une circonstance aggravante : le désir de me montrer à la hauteur ne ferait qu’augmenter ma crainte de déchoir. À tout moment je risquais de perdre mes moyens, et une fois le processus enclenché je n’étais pas sûr de pouvoir me dominer. De ne pas me métamorphoser en Jack in the box.

Comme c’était le nom d’un de mes flippers préférés, j’ai dérivé sur cette passionnante matière. Je me suis fait la réflexion qu’on était partis d’Étretat sans que j’aie eu l’occasion de tester le vieux Gottlieb du café où on avait débarqué le premier jour, juste la veille en fait, incroyable cette compression ou cette dilatation du temps, tout ce qui s’était passé ces dernières heures, tout ce qui restait à comprendre aussi, à régler, tout cet avenir qui s’étirait devant moi comme la route devant le capot trépidant de l’Austin et où je m’engouffrais mû par un jeu de forces étrangères à ma volonté.

On a dû refaire de l’essence, vous pensez, avec tous ces passagers, le chauffage et la boîte automatique. Jules a salué d’un cri de victoire l’apparition d’une station-service ouverte le dimanche. J’ai profité de la halte pour réessayer Clichy, toujours rien, j’ai obtenu des renseignements le numéro du cousin Bourzeix (celui du canapé), il ne répondait pas non plus, ça devenait franchement oppressant et, alors que j’avais jusque-là réussi à préserver le moral d’Annette en lui taisant mes appréhensions (je crois même que je lui avais menti en lui disant que j’avais eu la matouze au téléphone et qu’elle nous attendait), je n’ai pu les lui dissimuler plus longtemps, ce qui fait que je me suis retrouvé à devoir les rassurer elle et Carmen presque plus inquiète en inventant des fables auxquelles je ne croyais pas ni elles non plus. Même Paula a déclaré forfait, et les talents de magicien de Jules n’allaient pas jusqu’à lui permettre de faire surgir devant nous l’image de notre mère nous expliquant qu’elle passait juste son dimanche en compagnie du commissaire. Lequel avait lui aussi disparu. À tout hasard, Jules avait tenté de le joindre, ce qui chaque fois lui demandait un effort considérable, et n’y était parvenu ni à son domicile ni au commissariat, où on lui avait dit qu’il était parti on ne savait où et que de toute façon ce n’était pas le moment de le déranger. Allusion à cette mystérieuse affaire qui l’absorbait depuis quelques jours et sur laquelle Jules n’avait évidemment recueilli aucune information.

On avait tous hâte d’arriver à Clichy, c’est par là qu’on commencerait, Jules déposerait Paula chez elle plus tard, à moins qu’elle ne reste dormir à la maison, il y avait de la place pour tout le monde, sauf pour Jules, que je ne voyais pas dans le lit de ma mère.

J’avais toujours en tête cette affaire de la mystérieuse blonde et du numéro bidon, et pas trop de la fin du trajet pour en délibérer avec notre chauffeur et Paula maintenant réveillée. Malins comme ils étaient, ils auraient sûrement des idées, j’allais pouvoir leur soumettre les miennes, bref, on y verrait plus clair à trois. J’ai donc amené la chose sur le tapis, les cousines ont voulu être de la partie, et je me suis reproché d’avoir sous-estimé la sagacité de ma sœur.

Irremplaçable Annette ! Elle n’avait pas vraiment saisi l’histoire, mais à peine on la lui a racontée qu’elle a posé une question qui n’était venue à l’esprit de personne :

« Comment vous pouvez être sûrs qu’elle venait voir Maurice ? »

C’est nous qui ne pigions plus. Il a fallu qu’elle nous explique.

« Ben oui, elle a dit, la blonde ça peut être une fille qui est amoureuse de Norbert (on sentait toute sa fierté en disant ça de petite sœur, auteur, je vous le rappelle, d’un portrait de son frère en Blueberry, et j’avais une furieuse envie, totalement irréaliste dans les limites de l’Austin, de la serrer dans mes bras), elle tombe sur Maman, bon, elle invente une raison, un faux numéro, entre nous c’est cousu de fil blanc, et elle se tire morte de honte. »

J’ai éprouvé ce sentiment familier bien que rare d’être en présence de la Vérité. Pourtant ma raison criait au scandale, peut-être pour m’extraire de la douce torpeur où m’avait plongé ce récit avantageux. C’est cependant Paula qui a réagi la première.

« La pauvre, elle a dit, ta mère a dû lui flanquer la trouille de sa vie. »

Ça pouvait expliquer que la matouze n’ait pas gardé un bon souvenir de cette rencontre. J’avais même une hypothèse concernant l’identité de la fille. Vous ne voyez pas ? Je m’adresse aux plus fidèles. Bon, je vous laisse un peu de temps. Mais donc ma raison ne l’entendait pas de cette oreille, et je me suis entendu protester :

« Vous oubliez la réaction de Maurice quand je lui ai montré le papelard. 

– Quelle réaction ? » a demandé Paula. « Je n’étais pas au courant. »

Seule d’entre nous en effet Carmen avait assisté à la scène. Mais elle s’en souvenait bien, comme l’a prouvé son intervention :

« Il flippait dur. Il a dit qu’il avait des soucis. »

Sur ce, on est arrivés à Clichy.

 

 

Il ne faisait pas encore nuit, mais le soir avait pris ses aises et parmi toutes les fenêtres éclairées on a bien repéré les nôtres, noires comme une mauvaise nouvelle. Comme celles de Maurice, de l’autre côté de la cage d’escalier. Comme celles de l’immeuble en face, l’immeuble du fantôme. Une vieille histoire déjà.

On s’est extirpés de la Mini, aussitôt le froid nous a saisis, on a déchargé les bagages, le peu de bagages que nous avait laissés l’incendie, ça aussi il allait falloir enfin l’assumer, la perte de la caméra et celle des bouquins offerts par Paula, qu’un Maurice Leblanc soit parti en fumée là-bas à Étretat ça avait du sens, mais l’incinération de mon Odyssée j’avais du mal à m’en consoler, je me disais ça en grimpant l’escalier, je me rendais bien compte que c’était dans l’espoir de substituer un chagrin à un autre, un genre d’arrangement à la con, sur le palier du deuxième étage j’ai été tenté de tambouriner chez Maurice mais il y avait plus urgent, en vrai il n’y avait pas plus inutile, vu qu’il n’était manifestement pas chez lui ni personne, ce qui voulait dire que chez nous c’était pareil.

Une fois devant notre porte – et j’avais tenu à y être le premier – je me suis brusquement heurté à l’incapacité d’agir, j’étais initialement résolu à sonner dans la foulée mais un millipoil d’hésitation avait suffi à me paralyser.

« Qu’est-ce que t’attends ? » a fait Annette.

On était tous maintenant sur le palier à se tenir chaud, on était redevenus une seule haleine dans le froid de la cage, j’avais sorti ma clé et je la tenais devant le trou de la serrure sans pouvoir me décider, « T’as sonné ? » a insisté ma sœur, j’aurais voulu me réveiller sur les falaises d’Étretat, avec comme seule perspective de redescendre tranquillement et, après être passé par la meilleure boulangerie de la ville, de retrouver les copains dans un beau manoir intact et qui sentait bon le cidre, le vin chaud et le feu de bois.

« Sonne d’abord », elle a fait.

« Oui, sonnez », a dit Jules.

J’ai sonné.

Plus longtemps qu’il ne convenait.

Je m’en rendais bien compte. Je me disais : Arrête ; ce n’est pas parce que tu deviens dingue qu’il faut que tu rendes dingue tout le monde. Mais je n’arrivais pas à décoller mon doigt du bouton.

Quand même, c’était trop. La sonnerie était devenue bizarre, monstrueuse, une seconde de plus, j’ai pensé, et tout l’immeuble allait s’écrouler, j’ai retiré mon doigt.

Ça sonnait toujours.

Le téléphone.

Oh putain !

Fébrilement, avec une insigne gaucherie, comme un jongleur maladroit dans un numéro de cirque, n’ayant pu empêcher mon trousseau de voler à l’autre bout du palier, contre la porte du voisin, heureusement il n’était jamais là, puis l’ayant fait tomber pour l’avoir mal cueilli, tandis que chez nous le téléphone continuait de sonner, je m’y suis pris à plusieurs fois avant de réussir à introduire puis à faire jouer la grande clé dans la serrure, idem pour la deuxième clé, celle du verrou, le téléphone sonnait encore, la porte s’est ouverte, le téléphone s’est arrêté.

Derrière nous, le voisin qui n’était jamais là nous a interpellés du seuil de son appartement, j’ai bafouillé des excuses, j’ai eu droit en échange à des insultes mêlées d’explications comme quoi il était fort incivil de troubler le sommeil diurne d’un travailleur de nuit, il s’est toutefois radouci en voyant Jules et a refermé sa porte en même temps que je franchissais la nôtre pour décrocher le téléphone sans le moindre espoir d’obtenir autre chose que, qu’est-ce que je vous disais, la tonalité.

Ce n’était pas l’immeuble, c’est mon moral qui menaçait ruine. On a fait entrer les autres, j’ai allumé dans le salon, tout paraissait normal, sauf pour un dimanche soir : à certains détails Annette et moi on a vu que le grand ménage hebdomadaire n’avait pas été fait. Soit notre mère ne l’avait pas jugé nécessaire, soit elle était absente depuis la veille. Elle n’avait laissé aucun mot, mais on n’était pas non plus censés se pointer avant l’année suivante. Je suis allé voir dans sa chambre, rien à signaler. À part que je n’ai pas trouvé sa chemise de nuit. Je suis passé dans la salle de bains. Elle avait aussi emporté sa trousse de toilette. Et il manquait la petite valise bleue.

J’ai annoncé ça à la cantonade. Pour toute réaction, ma sœur a proposé de nous faire du thé. Je l’ai regardée avec des yeux comme des soucoupes et j’allais l’envoyer paître quand le sourire de Jules m’a fait changer d’avis. D’un seul coup mon angoisse est retombée. À eux deux ils avaient fait mieux que n’importe quelle argumentation.

Jules n’aurait pas été là, et malgré tout mon respect pour le reste de la bande, ça n’était pas gagné. Mais comment ne pas être apaisé par un tel personnage ? Je venais encore de le vérifier avec l’épisode du voisin. J’avais bien observé comme en voyant Jules il était passé de la colère à l’indifférence sinon à l’aménité, et maintenant, tandis que rassemblés autour de la table du salon-salle à manger comme un jour de fête on attendait en tripotant nos tasses, je ressentais physiquement les bienfaits de cette présence amicale et adulte, je redevenais intelligent, et pour mieux me le prouver j’ai dit que ce coup de téléphone ça ne pouvait évidemment pas être ma mère, mais bien plutôt Félix ou Constant. J’ai croisé le regard de Paula, celui de Jules et j’y ai lu leur approbation. Et le soulagement de me voir rendu à moi-même.

Paula m’a donné le numéro de Félix, je l’ai appelé, non sans avoir de nouveau et de nouveau en vain tenté de joindre le cousin Bourzeix. Félix a décroché en personne, non, ce n’était pas lui qui avait tenté de nous joindre, mais il était heureux (en vrai Félix) de nous savoir à bon port. Il était rentré depuis un moment, Constant n’avait pas voulu qu’il prenne le métro et l’avait ramené boulevard Raspail avant de repasser chez lui se changer et de repartir pour Nemours, où il était peut-être déjà arrivé. À part ça est-ce que je pouvais lui passer ma sœur ?

« Moi aussi ça m’intéresse, les cours de guitare », a fait Carmen.

C’est d’ailleurs elle qui a pris le combiné, tandis que le thé arrivait sur un plateau porté par Annette ainsi qu’on l’a constaté quand elle l’a déposé sur la table, avec des biscuits dont j’ignorais que nous les eussions.

Pour penser à autre chose, je me suis mis une fois de plus à éplucher mentalement le carnet d’adresses de la matouze, et de nouveau rendu à cette évidence : à part le cousin Bourzeix, elle n’était suffisamment intime avec personne des environs pour être invitée à dormir ailleurs que chez elle, sauf accident.

« Sauf accident », j’ai dit tout haut.

Paula m’a dédié un de ses plus beaux sourires.

« Cesse de te ronger les sangs, je suis sûre que tout va bien.

– Quel culot ! Tu n’en sais rien.

– Elle a deviné », a dit Jules. « Et moi aussi. »

 

(À suivre.)

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