Bakounine n’est pas rentré, 20

Publié le par Louis Racine

Bakounine n’est pas rentré, 20

 

Je finissais de remplir la dernière flûte et de vider la bouteille en me vantant tout haut du parfait alignement des sept niveaux, Constant, qui surveillait l’opération et semblait craindre que je ne me retrouve un peu court, a rituellement salué l’exploit, ce qui a entraîné un débat, Félix soutenant que « La petite fille à la fin de l’année » ne s’employait que si le verre était rempli à ras bord, faute de quoi on devait dire « Marié ou pendu à la fin de l’année », comme il était déjà pas mal éméché il a prononcé bendu, on s’est marrés, Remarque, a fait Constant, pendu, bendu, il a aussitôt regretté en voyant la matouze hausser les sourcils, Bon, on trinque ? elle a dit, et juste comme on rapprochait nos verres et que Paula et moi on constatait avec émotion que chacun de son côté on avait décidé d’accorder à l’autre la priorité, on a sonné.

Ça en a inquiété quelques-uns, On a quand même pas fait trop de bruit, a plaidé par hypothèse ma sœur, ma mère n’était pas rassurée, Je vous jure, j’ai fait, si c’est Derambure, et je suis allé jeter un œil par le judas.

Bon, c’était notre voisin de palier, le travailleur de nuit. Son nom m’est revenu aussitôt : Würtz.

J’ai ouvert, et j’ai failli ne plus le reconnaître parce que je ne l’avais encore jamais vu sourire.

Je ne voudrais surtout pas vous déranger, il a dit, mais j’ai là une demoiselle qui cherche une famille d’adoption, et il a montré la rouille de champ’ qu’il tenait à la main.

Elle tombe bien, j’ai fait, on en aurait pas eu à vous proposer.

Quelques minutes plus tard, on trinquait avec lui. On lui a pardonné pour l’autre soir, il nous a expliqué qu’il avait passé une rude nuit – « comme vous diriez une rude journée », il a rigolé –, qu’on l’avait réveillé deux heures trop tôt, mais que d’habitude on était des gens paisibles, des crèmes de voisins, Vous devez souffrir avec les Bonnefoy, a dit la matouze, Ils sont partis, il a répondu, je ne sais pas où ils sont allés mais bon débarras, maintenant c’est calme, ce que j’appréhendais le plus c’était l’heure du dîner, pour moi c’est mes dernières heures de sommeil, j’y tiens, mais je sais pas pourquoi, chez ces gens-là y avait toujours du ramdam, je leur ai parlé, quelle idée, c’est retombé sur leurs gamins, ils les battaient de plus belle, pour les punir de me déranger, des hurlements, j’entendais même le bruit des coups, malgré l’étage d’écart, d’autres soirs la famille faisait bloc pour me provoquer, ce cirque ! Je leur ai envoyé les flics une fois, j’en suis pas fier, Une bonne fois, a dit Félix, le voisin l’a regardé comme on considère quelqu’un qui vient de se vomir dessus, Et mademoiselle Caulataille ? est intervenue la matouze, elle a dû souffrir. Oh ! il a fait, elle était sourde. Ils en ont bien profité. Elle est morte, vous avez su ? Enfin, c’est pas ce que je voulais dire (il avait beau s’être détourné de Félix comme pour s’épargner toute nouvelle facétie, il redoutait les conséquences de sa gaffe), ça n’a aucun rapport, d’ailleurs ils étaient déjà partis, mais elle est morte bizarrement cette dame.

Mine de rien, on s’était assis autour de la table de la salle à manger, sauf Félix vite rejoint sur le canapé par Carmen et Annette pour un premier cours de guitare, ils commençaient bien l’année ceux-là, vu l’état du prof ça promettait. On a vidé nos godets, et j’y ai réparti le reste du champagne du voisin.

« Pourquoi bizarrement ? » j’ai fait, d’un air détaché. J’ai vu que Paula tendait l’oreille. Je ne parvenais pas à me rappeler si je lui avais dit que Derambure avait repris l’appartement de la vieille demoiselle. Je me posais surtout d’autres questions. Si vous ne devinez pas, je vous les dirai de toute façon.

« Pourquoi ? Parce que les gens ne meurent pas comme ça du jour au lendemain, même les personnes âgées. Elle était sourde comme un pot, mais à part ça en pleine forme. Très seule, c’est vrai. Jamais de visites, rien. Mademoiselle Caulataille ! Lucienne, elle s’appelait. Elle était née en 1900. Un jour où j’étais en congé je l’ai invitée à dîner à la maison. Je ne vous raconte pas la conversation. C’était comique. Elle entendait vraiment rien du tout ! On a quand même passé une bonne soirée, après elle m’a emmené chez elle pour me montrer des photos de quand elle était jeune et des coupures de presse. C’était une grande violoniste, premier prix de conservatoire. Elle est devenue sourde à vingt-cinq ans, vous imaginez ! Pour vivre, elle composait, surtout des arrangements elle m’a dit, vous savez peut-être ce que c’est, moi j’y connaissais rien, elle m’a expliqué. Elle a travaillé pour des tas de gens, des célébrités, hein ! des chanteurs, des vedettes. Ce qui m’a émotionné, c’est de voir tous ces disques qu’elle avait et qu’elle ne pouvait plus écouter. Des soixante-dix-huit tours ! Elle n’avait pas réussi à s’en séparer. Elle m’a même dit qu’elle avait continué à en acheter de temps en temps. Je l’ai vue faire un truc incroyable, je l’ai vue en sortir un de sa pochette et passer la main dessus, doucement, en fermant les yeux, comme si elle... C’était quelque chose ! »

Je me permets de m’interrompre un instant pour une précision qui pouvait sans doute attendre, mais ce contretemps nous aidera tous à surmonter notre trouble.

Félix, vigilant quoique bourré, n’avait rien perdu de ce récit. Il l’a recasé dans un ses romans. Ça m’amuse parce que de mon côté je m’étais dit que si j’avais été romancier j’en aurais fait autant.

Bon. On (se) reprend.

Moi, donc, j’avais des questions, de deux ordres. Et une troisième série aussi, qui s’est greffée là-dessus, je crois y avoir déjà fait allusion, je m’en vais vous expliciter tout ça, vous savez bien que malgré mon goût pour les sinuosités je vous ai toujours livré la clé de toutes mes petites énigmes, ou presque.

« Vous laissez entendre, a fait Paula après s’être éclairci la voix, que sa mort est suspecte. Vous avez une raison particulière de le penser ? »

J’ai jeté un regard incrédule à ma copine. Elle venait mot pour mot de me piquer ma réplique.

« Je vous assure, cher monsieur, vous avez dit bizarrement », a lancé Félix du fond du canapé, faisant sursauter les deux cousines collées à lui.

« Je vais en chercher une autre ? »

Il montrait la bouteille vide. On s’est consultés du regard, Il me semble... a commencé ma mère, mais elle n’a pas poursuivi, déjà le voisin s’était levé, Vous bilez pas, il a fait, c’est des cadeaux, et il est sorti. Quand il est revenu, on avait à peine eu le temps de comprendre ce qui nous arrivait. Moi j’en prendrai pas, ont crié en chœur les deux apprenties guitaristes avant d’éclater de rire en chœur, Je boirai à leur place, a ricané leur initiateur, la matouze a soupiré, souriante quand même, il était gentil ce voisin, C’est des cadeaux, il a répété, par modestie et par fierté. J’en ai profité :

« Qu’est-ce que vous faites dans la vie, sans indiscrétion ?

– Chauffeur routier.

– Les routiers sont sympas », a braillé Félix.

Le voisin s’est marré.

« On nous le dit souvent. C’est grâce à l’émission, bien sûr. Vous l’écoutez quelquefois ?

– Ça m’arrive. Nous aussi on vit beaucoup la nuit. »

Il parlait de Constant, Paula et lui, les hypokhâgneux. Il voulait peut-être souder notre groupe, ça a plutôt eu l’effet inverse. Le voisin n’a pas eu l’air de se sentir spécialement concerné par la destinée de cette soi-disant ou prétendue élite. Il n’a pas non plus marqué d’hostilité, juste de la distance. Je pensais à l’expression « resserrer les liens », et j’avais l’impression qu’une espèce de filet avait commencé à m’emprisonner, bref, une crise d’angoisse démarrait, merci Félix. Ajoutons à sa décharge que depuis quelques minutes j’étais travaillé par toutes ces révélations, qui en annonçaient d’autres. Écoutez bien, Paula vient habilement de rebrancher notre informateur sur la mort de la vieille demoiselle.

« Comme je vous le disais, elle était en pleine forme. Pas du tout déprimée, contrairement à ce qu’on pourrait penser. En plus elle avait entendu parler, enfin si j’ose dire, d’une opération qui, avec une prothèse toute nouvelle, un truc ultramoderne, pouvait lui rendre jusqu’à cinquante pour cent d’audition, elle était tentée, je crois même qu’elle avait décidé de sauter le pas, elle avait un peu peur, forcément, mais du coup elle surveillait sa santé pour que les choses se passent au mieux. Je suis pas médecin, mais il se trouve que je connais le sien. Bien sûr, il est tenu par le secret professionnel. Il m’a quand même dit que ses derniers examens étaient bons, et qu’il avait été très surpris par l’arrêt cardiaque. »

Il a bu un coup, puis il nous a regardés d’un drôle d’air en roulant les yeux et on a compris qu’il hésitait à continuer du fait de la présence des plus jeunes. C’est alors que, mû par une inspiration providentielle, Félix s’est mis à chanter rien que pour elles une de ses bluettes nonpareilles, détournant leur attention sans nous empêcher d’entendre l’orateur.

« C’est pas tout », il a repris, penché vers nous. « Le jour de sa mort... »

Il s’est interrompu pour vérifier la sûreté du dispositif. Les filles n’en avaient plus que pour Félix.

« Je rentrais du boulot plus tôt que d’habitude, en général je prends ma douche et je déjeune chez Calberson, comme ça j’ai plus qu’à me coucher en arrivant, mais là un collègue dont la femme est du Sud-ouest m’avait donné une barquette de son cassoulet, une merveille, ça me ferait mon dîner, comme vous diriez votre déjeuner, je m’en léchais déjà les babines, en passant devant la porte de la vieille demoiselle j’ai entendu du bruit, bon, elle était là, mais j’avais aucune raison particulière (il a cligné de l’œil vers Paula) de me manifester.

– Excusez-moi, est intervenue ma mère, comment vous auriez fait ? »

Il a souri.

« C’est vrai, faut que je vous raconte ça aussi. Elle aurait pas entendu frapper ni même sonner, d’accord. Elle s’était bricolé une sonnette visuelle. Mais pas n’importe quoi. Du grand art. Dans sa salle de séjour, là où elle était le plus souvent, y avait un grand oiseau suspendu au plafond, un genre d’albatros en bois léger ou en carton, quand vous tiriez le cordon, il battait des ailes, je vous assure que ça se remarquait aussitôt. Toujours est-il que j’ai entendu du bruit chez elle vers midi. Or... »

Félix avait fini sa chanson. Heureusement Carmen en a redemandé. Il ne s’est pas fait prier, et le voisin a complété :

« Elle était morte depuis longtemps. »

Les nœuds qui m’emprisonnaient se sont resserrés d’un coup. Ce qui m’a bien secouru, c’est le regard de Paula. Et peut-être une forme de satisfaction, parce que j’avais supposé juste. Quand même, on déteste parfois ne s’être pas trompé.

« D’après le médecin, le décès remontait au tout début de la matinée. D’ailleurs elle était dans sa cuisine, attablée devant un bol de café.

– Comment on l’a découverte ? » a demandé ma mère.

« Quand je me suis réveillé, vers les huit heures du soir, la maison m’a semblé bien silencieuse. Comme je vous ai dit, les Bonnefoy étaient déjà partis, ça faisait peut-être une semaine, et j’avais retrouvé le plaisir de la vie en immeuble, moi, du moment qu’on se respecte les uns les autres, un peu d’animation me dérange pas, l’autre jour quand vous avez frappé involontairement à ma porte j’étais de mauvais poil, j’ai cru un moment que vous l’aviez fait exprès, je regrette, j’avais eu des soucis à mon travail, vous avez bien voulu me pardonner, merci. Pour en revenir à cette soirée, le silence m’a intrigué. J’entendais de loin votre télé, pas de problème, vous avez jamais exagéré avec le volume, mais il manquait quelque chose, la vieille demoiselle était pas gênante, n’empêche qu’avec sa surdité elle se rendait pas compte, à certains moments elle faisait même un peu de raffut, je lui en ai jamais voulu, vous pensez, eh ben ce soir-là rien, silence radio, le calme qui précède la tempête, pas le moindre bruit de vaisselle ou autre, pas de robinet, de chasse d’eau, bref, je me suis dit qu’en partant bosser je passerais chez elle histoire de lui souhaiter une bonne soirée. Ce que j’ai fait. Enfin, j’ai tiré le cordon, rien. J’ai collé l’oreille à la porte, j’entendais le bestiau battre des ailes, c’est vous dire si on y mettait de la bonne volonté lui et moi, mais toujours aucune réaction. Je me suis pas affolé plus que ça, de toute façon fallait que j’y aille, sinon j’aurais été en retard au turbin, ils rigolent pas chez Calberson, en même temps, hein ? ça aurait pas fait avancer le schmilblick. Mettons que je sois remonté vous prévenir, qu’est-ce que ça aurait changé ? Et puis on se connaissait pas, j’aurais eu peur de vous déranger pour rien, c’est comme pour les gens qu’habitent en-dessous de chez vous, les Lanfredi. Ils étaient là, pas de doute, mais c’est les personnes les plus discrètes du monde, bref, me voilà parti. C’est le lendemain que j’ai donné l’alerte. Je rentre, un silence de mort, c’est le cas de le dire. Pas un bruit, pas d’odeur de cuisine non plus, à cette heure-là, d’habitude, la demoiselle se faisait son frichti, je tire le cordon, même topo que la veille, bon, elle était peut-être sortie, je suis monté chez moi, j’ai un peu tourné en rond, en écoutant, et puis vers les treize heures, n’y tenant plus, j’ai appelé police-secours. »

Il s’est tu, pile comme Félix terminait sa beuglante, chacun des deux attendant et obtenant l’approbation de son public. Inlassable, Félix a enchaîné avec L’Île du bonheur, tandis que la matouze réconfortait notre voisin.

« Faut pas vous mettre martel en tête, monsieur Würtz. Vous avez eu une sacrée intuition.

– C’est ce qu’ils m’ont dit. Ils étaient pas chauds pour se déplacer. Elle est chez des amis cette personne, ils ont fait. Chez des amis ? Elle en a pas. Alors elle a peut-être eu un problème sur la voie publique ou dans un magasin, elle a été transportée aux urgences. Vous êtes marrants, j’ai dit, vous croyez que je vais faire la tournée des hôpitaux ? Je devais avoir dans le ton quelque chose de persuasif, ils ont fini par envoyer une voiture. Ils ont ouvert sa porte comme un rien, dès le palier ils l’ont aperçue dans sa cuisine, assise sur sa chaise, on aurait dit qu’elle dormait. »

Il a vidé son verre. Derrière lui, Félix s’en donnait à cœur joie :

 

Soyons heureux sans honte

Sur notre île d’amour

Soyons heureux sans honte

Toi et moi pour toujours

 

Le récit du voisin avait le mérite d’expliquer pourquoi nous, on ne s’était rendu compte de rien, mais il avait ravivé mes craintes, et l’expression de Paula, de Constant et de ma mère prouvait qu’ils les partageaient, tout en se félicitant comme moi que les cousines aient été tenues à l’écart.

On n’allait pas en rester là. C’est moi qui suis monté au créneau.

« Ce bruit que vous avez entendu chez elle, ça pouvait pas être un animal ? Elle avait pas un chat ?

– Vous la connaissiez pas, hein ? » il a fait. Puis il a visiblement cherché à réduire l’agressivité de son propos. C’était normal, chacun avait sa vie. En plus de ça mademoiselle Caulataille n’était pas du genre à se répandre, à se confier, elle sortait peu, juste pour faire ses courses, en en disant le moins possible.

« Vous en avez informé la police ? » a demandé Paula.

« Du bruit ? J’avoue que non. Sur le coup tout m’a paru normal. Triste, mais normal. Je crois même que j’avais oublié ce détail. Quand j’y ai repensé, je me suis dit que j’avais dû me tromper. Et puis, lentement mais sûrement, il m’est venu comme un soupçon. Je vois pourtant pas qui aurait eu intérêt à s’en prendre à cette demoiselle. En tout cas j’ai entendu parler de rien de suspect.

– Mais ça vous a libéré de nous dire tout ça », a ponctué Constant.

« Oui. Grâce à vous, je me suis ôté un poids. »

Nous sommes trop lâches, mon bon. Cette réplique de Rémi semblait pouvoir servir en maintes occasions. Sauf que là il n’était pas question de lâcheté. C’était plus compliqué.

« Et elle avait de la famille alors ? » s’est enquise ma mère.

« Mais oui. Même s’ils se voyaient jamais, elle avait des neveux à Paris. C’est eux qui se sont occupés de vider l’appartement. Ça n’a pas traîné. En une demi-journée c’était fait. »

On voulait bien le croire, on n’en avait rien su.

Pendant ce temps, mon angoisse avait atteint des sommets, en même temps que mon excitation, toutes deux se tirant la bourre. La question n’était plus de savoir si j’allais exploser, mais comment. Et là, pour le coup, si quelqu’un devait se trouver libéré, c’était moi. Il me restait quatre centimètres cubes de champagne. J’ai décidé que j’en boirais deux avant, deux après mon intervention.

« Euh... », j’ai fait.

Oui, j’ai un certain talent pour la prise de parole.

Délaissant Au bonheur des dames, Félix était revenu à son œuvre propre. Les filles n’avaient d’yeux et d’oreilles que pour lui.

Paula me regardait fixement, comme si elle avait cherché à me signifier par là quelque chose, mais je n’arrivais pas à deviner quoi.

Constant ne s’intéressait plus qu’à ses mains, qu’il avait plutôt belles. Il les avait croisées devant lui sur la table et jouait à joindre élégamment ses pouces.

Ma mère avait l’air beaucoup trop tendue pour quelqu’un qui boit du champagne en agréable compagnie.

Würtz attendait la suite, comme vous.

La voici.

« Qu’est-ce que vous pensez de notre nouveau voisin ? »

Il a cligné des paupières. Quand on a reparlé de la scène plus tard Paula et moi, on se rappelait très bien tous les deux ce détail.

« Quel nouveau voisin ? »

 

(À suivre.)

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Commenter cet article

Summerhill 05/02/2018 07:40

J'aime vraiment beaucoup le rythme de cette prose. Une grande souplesse, quelque chose de très naturel et en même temps de savantes variations, on sent une présence !

Louis Racine 05/02/2018 17:08

Heureux d'avoir été entendu et apprécié de vous !