Top articles
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Beau temps pour la vermine, 9
(Où Abderrahman se reçoit mal.) Les yeux du chauffeur perdirent leur fixité. Il se réveillait. – ’mande pardon ? bâilla-t-il en observant son rétroviseur. – Rue Saint-Maur. Au 52. S’il vous plaît, monsieur. Le taxi tendit la main vers ses lunettes de...
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Ça plus ça plus ça, 20
On arrivait à ce panneau que j’avais aperçu de loin et que je n’ai pas eu le temps de déchiffrer. La postière en effet a tourné dans le chemin dont il marquait l’entrée, à droite de la route, juste comme on allait croiser les deux gendarmes à moto. Je...
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Tais-toi quand tu parles, 6
La première pensée qui m’est venue, ce qui précédait n’étant pas de la pensée, mais un noir désarroi, c’est que comme nous aussi on avait laissé la lumière allumée on avait pu se donner en spectacle durant nos ébats, et je me suis demandé si Samuel, bref,...
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L’Œil de Bathurst, 1
Mon éblouissement passé, ce qui m’a frappé c’est le froid. Je vous entends : j’y étais habitué, dans cette chambre hors du commun. Sachez pourtant que ce que j’éprouvais à présent était autrement plus fort que cette sensation habituelle bien qu’insolite....
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Apostille
Le phénomène est connu des initiés sous le nom de code Incolumes . Il s’est produit en France entre le 4 mai et le 28 août 2006, soit un dysfonctionnement de cent-dix-sept jours. Il ne semble pas avoir eu de précédent, même si certaines fictions narratives...
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Le Sourire du Scribe, 41
6. – Bien dormi ? me lança Estelle comme je m’asseyais à la table du petit déjeuner. Le ton manquait de chaleur. Je m’aperçus que j’avais complètement oublié notre promenade quotidienne. – On doit pouvoir faire mieux. – Les bouchées à la reine, vous aussi...
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Le Sourire du Scribe, 56
8. Bouyou et Rohon s’en allèrent ; mais le beau-frère d’Ursule dînerait et passerait la nuit aux Sycomores. – Volubile, ce petit Rohon, ricana Georges après leur départ. – Oui, dit Daniel, il n’a pas desserré les dents. – Oh ! mais si ; il a fait honneur...
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Le Sourire du Scribe, 90
– Essaye chez Christian Manoury, rue Guibert. Il est en vacances, mais Jacques a peut-être les clés. – Manoury ? Le petit ami de Georges ? – Hein ? – Deux. Bon, on voit, et je te rappelle. Toi, tu bouges plus, hein ? – Deux. La demi-heure qui suivit passa...
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Le Sourire du Scribe, 58
– Vous appelez ça un détail ! m’écriai-je. Son sourire crispé m’agaçait. – C’est que j’ai été trompé par la manière dont Georges présentait les choses. Pour lui, c’était une bonne blague, vous comprenez ? Il prétendait avoir rencontré Blanche une photo...
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Le Sourire du Scribe, 68
Tout en bouchonnant sa serviette, il raconta : – La petite devait rentrer à minuit. Elle a jamais dépassé l’heure, et elle a sa clé. Alors on s’est couchés. À cinq heures un quart, ma femme me réveille. Elle s’était levée pour aller aux toilettes, elle...
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Le Sourire du Scribe, 77
C’était là, j’en étais convaincu, la photo que Blanche avait à la main quand Georges l’avait rencontrée le jour du meurtre. Puis mon excitation redoubla. Car j’avais déjà vu ce cliché. Mais où ? Impossible d’identifier le personnage. Je fermai les yeux,...
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Tais-toi quand tu parles, 12
Comme tout bon improvisateur, Jean avait anticipé. Il s’était mis à jouer plus fort, puis avait continué à monter le son, obligeant les conversations à en faire autant, si bien que seuls les dîneurs dont les tables touchaient la passerelle du bar avaient...
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Tais-toi quand tu parles, 17
Ce n’était pas mon premier départ, ma première fugue, ni ma première fugue dans la fugue, ma première fugue au carré, et peut-être jugerez-vous plus décisive celle de Clichy, le samedi précédent. Mais quitter les Gauthier comme je l’ai fait, ça voulait...
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Beau temps pour la vermine, 10
(Où Abderrahman se reçoit mal.) – Je ne me suis pas présenté, dit le pilote. Zitouni Belqadi (il prononçait belcadi, à la française). Prénom ridicule, pensa Abderrahman, qui se douta : – Vous êtes d’origine marocaine, probablement ? – Mon père était natif...
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Le Sourire du Scribe, 1
1. Je roulais trop vite. La chaussée inégale et glissante, la pluie qui noyait le pare-brise invitaient à davantage de prudence. Et je n’avais aucune raison de me dépêcher, sauf peut-être que cela me dispensait de réfléchir. À quoi bon ? Tout était réglé....
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Le Sourire du Scribe, 2
Surmonté d’une arche de pierre reposant sur des piliers trop gros, dont l’un mentionnait le nom du lieu, Les Sycomores, il était grand ouvert sur une allée conduisant d’une part et en droite ligne à un garage où luisait, entre deux emplacements vides,...
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Le Sourire du Scribe, 3
« Je suppose que c’est là votre voiture, ajouta-t-elle comme nous passions au large. Vous n’êtes pas le premier à avoir manqué ce virage. Il n’est pas assez relevé. Enfin, vous avez quitté la route au bon endroit. Tout le monde n’a pas votre chance, et...
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Le Sourire du Scribe, 4
On me fit asseoir dans un large fauteuil tendu de velours grenat. Le salon, d’une bonne quarantaine de mètres carrés, était décoré avec goût, et il y régnait une douce chaleur. – Grâce à vous, me voilà tiré d’un mauvais pas. Je ne sais comment vous dédommager......
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Le Sourire du Scribe, 5
À son tour, madame Dumuids se leva ; elle demeura un instant comme pétrifiée face à celui qui devait être Georges, et qui brusquement poussa un juron et se rua dans le couloir, nous entraînant dans son sillage. Arrivé devant la dernière porte à gauche,...
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Le Sourire du Scribe, Avant-propos
Quelques mots seulement, car l’histoire de ce texte y est tout entière inscrite. Le roman qu’on va découvrir date de la fin des années quatre-vingts. À le relire, je mesure comme le monde a changé en un tiers de siècle. Et cela me frappe d’autant plus...
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Treize vendredis, 4/13
La nouvelle de la semaine s’intitule L’étiquetage des bagages est obligatoire. Nous la devons à Nessus Piètre. L’ÉTIQUETAGE DES BAGAGES EST OBLIGATOIRE Ainsi j’aurai fait le premier pas. Le seul, peut-être. Vous ne me connaissez pas et je ne vous connais...
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Tais-toi quand tu parles, 2
En moins de deux Jules avait disparu dans la maison tel un rat. Je ne jurerais pas qu’il ne s’était pas faufilé entre les jambes de la matouze, mais je me méfie des effets de mon imagination associés à ceux des médicaments. Quand on l’a rejoint, moi bon...
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Tais-toi quand tu parles, 3
La Boissière avait pas mal changé depuis la mort d’Irène, depuis, surtout, l’arrivée de Marie-Jo. Laquelle y avait apposé sa marque sans que l’oncle bronchât. Pendant son veuvage, il avait laissé le décor se dégrader peu à peu. Nous, les enfants, on s’en...
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Tais-toi quand tu parles, 1
S’il y en a parmi vous qui, ayant suivi jusqu’ici le récit de mes aventures, m’accordent quelque chance d’obtenir gain de cause dans l’affaire qui m’oppose à tous mes proches, Carmen exceptée, je les en remercie. Mais la même gratitude me pousse à les...
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Tais-toi quand tu parles, 5
J’ai fini par baisser les bras. Je ruisselais de sueur. La trappe était restée obstinément fermée, j’y voyais toujours aussi peu, et je détestais l’oncle de ne pas m’avoir entendu, même de l’entrée. Certes, si ce type était capable d’ignorer l’existence...