Tais-toi quand tu parles, 23

Publié le par Louis Racine

Tais-toi quand tu parles, 23

 

Le mot ne m’a pas seulement fait rire, il m’a un peu agacé.

« De tout, sûrement pas, mais je peux te parler pendant des heures de ton porto, au patron surtout, et lui en trouver du meilleur à moins cher, vu le prix qu’il vend le sien.

– Quel bonimenteur ! C’est un penchant que j’aime bien chez toi.

– Ça compense les gens qui m’accusent à tort de tricherie pour me rabaisser. Note que c’est drôle : quand je trichais, car ça m’est arrivé, personne ne s’en plaignait, mais on n’a pas hésité à m’inventer des filouteries, comme au Petit Suisse. Ah ! les chiens. Pour en revenir au porto, je m’y connais réellement. Tu voulais que je te raconte... »

Ce n’était pas une mauvaise entrée en matière. J’ai commencé par le Portugal. Du coup, j’ai situé mon incipit au Cabo da Roca, le point extrême du continent européen. Tout en parlant, je me demandais si je n’allais pas récrire mon premier chapitre. Ou le faire précéder de cette ouverture : moi face à l’Atlantique, comme dans un tableau de Friedrich, déclamant du Camões. Non, mieux valait rester fidèle à Joseph et à Jules. Joseph, au fait ! J’avais oublié Joseph ! Un scandale ! Rappelez-moi de poser la question à Placide avant qu’on se sépare. Et d’ailleurs, où passerais-je la nuit ? Chez Susana ? Chez Thierry ? Chez Géraldine ? J’avais le sentiment qu’une sorte de mécanique se remettait en route, que l’inerte s’animait, un peu comme dans les romans d’espionnage quand on active des agents dormants. Tout en parlant, donc, voilà ce que je me disais. J’espère ne pas être le seul à pouvoir pratiquer – et réussir – ce genre d’acrobaties, mais si ça se trouve c’était l’effet du chablis.

Je faisais quand même attention à ce que je racontais, guettant les réactions de mon auditoire pour l’instant réduit à Placide (même si je me rendais compte qu’aux tables voisines certains n’en perdaient pas une miette), mais il se contentait de vérifier que son verre tournait bien dans sa main, j’extrayais de la masse de mes souvenirs les plus instructifs et piquants à la fois, donc les plus susceptibles d’intéresser ce garçon, et c’est là que j’ai conçu le projet d’un livre en trois parties, la parenthèse ibérique en constituant le centre, sauf que je ne savais pas encore ce que contiendrait la troisième, sinon peut-être le récit de l’écriture elle-même, jusqu’à ce que les temps coïncident, les tempes me bourdonnaient, la tête me tournait, je m’enivrais de mon propre récit, j’éprouvais la griserie des orateurs ou des sportifs qui, une fois bien chauds, ne connaissent plus de limites à l’esprit, ce qui éventuellement les rend bien chiants.

Je te me vous lui ai comme ça torché l’épisode péninsulesque en vingt minutes, sans qu’il ait trop l’air de s’ennuyer. Certaines anecdotes n’ont pas été reprises ici, moins par manque de place que (comme je m’en suis déjà expliqué) parce qu’il me paraissait plus urgent d’affronter le présent que de me complaire dans l’évocation du passé (mais je ne renie rien de ce que j’ai dit sur les vertus de l’invention de soi, en tout cas pour ce qui me concerne), enfin bref, si les anecdotes en question vous manquent trop cruellement, demandez-les à Thierry. J’ai foi en sa mémoire et en sa diligence.

J’allais aborder le chapitre Barcelone quand son expression a changé. Alain approchait à grands pas.

« Il n’a pas traîné.

– Il est jaloux, je te dis.

– Alors comme ça, j’ai fait à peine il a été assis, tu connais Marc Lamourette ? Excuse-moi, je te tutoie... »

Il a regardé nos verres presque vides.

« Qu’est-ce que vous buvez ?

– C’est une proposition ? »

Ce regard que m’a lancé Placide ! C’est là que j’aimerais savoir écrire. J’y lisais tant de sentiments mêlés, y compris certains dont je ne connaissais pas le nom ! Si je devais traduire le tout en un discours à peu près cohérent, ça donnerait : Norbert, l’affection que j’ai pour toi, légèrement supérieure à celle que je ressens pour l’espèce humaine en général, ne t’autorise pas à persécuter devant moi un garçon auquel tu ne vas pas reprocher je pense d’être mon amant, d’avoir moins que toi le goût de la blague et de te trouver craquant malgré lui, malgré toi, malgré nous.

Il a penché pour un porto (No comment, m’a enjoint Placide d’un coup d’œil) et, répondant à ma première question :

« Marc est en effet de mes amis. Vous l’avez connu où ?

– Nulle part. Mais Félix disait tant de bien de lui que j’aurais aimé le rencontrer.

– Ils ne se voient plus beaucoup.

– Alors qu’à l’époque dont je te parle, il y a six ans, ils étaient toujours fourrés ensemble. »

J’ai ajouté que leurs condisciples de Duruy les prenaient pour des homos. Je pensais faire sourire, j’ai créé un malaise. Heureusement le serveur est revenu avec nos consommations, Placide et moi on avait repris la même chose pour accompagner Alain, on a trinqué tous les trois sans conviction, bu une gorgée, je me suis retenu de manifester ma surprise, on m’avait changé mon vin sans que j’y gagne, enfin Alain a lâché :

« C’est moi qui ai révélé son homosexualité à Marc. Nous avons été en couple pendant quelques mois. Maintenant nous sommes seulement – si j’ose dire – bons amis.

– Et Barcelone, alors ? » m’a relancé Placide.

Je me suis acquitté de mon rôle, en veillant à rester dans les limites de la modestie et du bon goût, furieux néanmoins de devoir garder pour moi ma remarque sur le vin, probablement un bourgogne aligoté, il pouvait s’agir d’une erreur, mais je craignais de déranger, au fond c’est contre moi que j’étais en colère, contre ma propension même à me mettre en colère pour si peu, alors que j’aurais pu choisir de m’amuser de la situation. J’étais resté un écorché vif.

De leur côté, mes auditeurs jouaient la carte de la courtoisie, m’écoutaient poliment, n’intervenant que pour marquer leur approbation ou leur intérêt, bon, j’ai abrégé, je me suis dépêché d’en arriver à nos retrouvailles, et on a parlé de Beaubourg, que tous les trois nous jugions une réussite, c’était autre chose que le Forum des Halles, mais qu’est-ce que Paris avait changé en six ans !

« Au fait, où habites-tu ? » m’a demandé Alain.

« Rue Saint-Paul, chez une copine.

– Chouette quartier. »

Quand même, j’avais ça sur le cœur, alors, enhardi par un regain de confiance auquel n’étaient pas étrangers le précieux renseignement que m’avait donné Placide sur Paula ni le passage d’Alain au tutoiement, j’ai fait signe au serveur et, déployant toute mon urbanité, avec aussi je ne sais quoi de la charmante et fausse innocence d’une Carmen Jellinek, je lui ai demandé si par hasard il ne s’était pas trompé de millésime concernant mon chablis, erreur bien excusable, plus peut-être que ma sophistication. Sans doute j’avais su trouver les termes et le ton adéquats, ou mes deux distingués compagnons lui en imposaient, toujours est-il qu’il a reconnu m’avoir servi...

« Un bourgogne aligoté ? 79 ?

– Exactement, monsieur. Nous n’avons plus de chablis 76.

– Il n’est pas mal, remarquez. Mais il ne vaut pas l’autre.

– Ah ! ça... »

Sans me départir de ma bonne humeur, je lui ai suggéré, lors d’une prochaine pénurie, d’en informer le client avant de lui servir fût-ce le meilleur, à propos, connaissait-il l’origine de son porto ? Je ne pourrais pas vous dire, monsieur. Ce n’est pas grave, merci. Il s’est enfui.

On n’a pas tardé non plus. Placide est allé payer, j’ai vu qu’il se passait quelque chose à la caisse, il est revenu tout sourire.

« Nous sommes invités ! »

Dignement, on a quitté les lieux, tandis que le serveur suivait du regard mon sac à dos.

« Bravo, Norbert ! a fait Placide. Et merci !

– Je n’y suis pour rien. C’est leur façon à eux de fêter la victoire de Mitterrand.

– Dis donc, toi qui cherches du travail, tu ne pourrais pas te faire embaucher dans un restaurant comme sommelier ? »

Il plaisantait à moitié, mais je lui ai saisi théâtralement les avant-bras.

« Thierry ! Tu me sauves la vie ! »

On s’est quittés aux Halles, où ils ont pris le RER. J’ai dit que j’allais marcher jusqu’à chez moi.

J’étais un peu ivre, je n’avais rien mangé depuis le matin, je vous le rappelle, à part les biscuits apéro plutôt médiocres du café chic et cher. Mon sac à dos me pesait, alors je me suis assis sur le parvis, histoire de faire le point. Autour de moi, tout le monde savait qui elle ou il était, où elle ou il allait, tout le monde aurait su définir sa place dans la société, y compris, plus haut rue Saint-Denis, n’importe quelle prostituée, n’ayant aucune raison de douter de son utilité malgré le peu de reconnaissance qu’elle en retirait. Pas plus que moi de céder au désespoir : j’avais désormais un but, et, grâce à Placide, un repère, et même une source possible de revenus. Sauf que dans l’immédiat ça ne nourrissait pas son homme. Pour le coup, il ne me restait plus un sou vaillant, juste un pauvre ticket-restaurant qui ne me mènerait pas loin.

Le moment était peut-être venu de fumer la cigarette tapée au petit dej’.

À condition qu’elle ne se fût pas trop abîmée.

Plongeant la main dans la poche de ma veste (don de l’Armée du Salut), j’ai éprouvé simultanément de la déception et de la surprise. Ma clope s’était désagrégée (que je pouvais toutefois reformer avec une des feuilles qui me restaient), mais entre mes doigts s’était glissé un truc que j’ai reconnu aussitôt, parole d’honneur.

Un billet de banque plié en quatre.

Oh Placide. Quelle élégance !

Combien alors ?

Cinquante balles. Vive les cafés chicos.

Vous savez ce qui m’a empêché de me mettre à danser, voire à inviter la première passante, le premier passant venu à faire un tour de valse ?

Je me suis brutalement avisé que j’avais oublié de demander à Placide des nouvelles de Joseph.

Ah ! elle est belle, la fidélité. Et vous, je ne vous remercie pas.

Bref, moi qui avais un instant envisagé de me payer un bon gueuleton, j’ai décidé de filer aux 4S retrouver mon vieux copain. Le risque de rencontrer là-bas ou en chemin d’anciennes connaissances me paraissait limité voire négligeable, six ans plus tard, et je serais tellement heureux de revoir mon mythomane préféré !

J’y suis allé à pied.

 

 

Je n’étais pas sûr que madame Henriette m’ait reconnu, mais je l’ai interrogée bille en tête sur Joseph et ça ne lui a pas fait perdre son expression d’oiseau stressé.

« Il est rentré chez lui, en Moravie.

– Définitivement ?

– Ça va faire trois ans en juillet.

– C’était donc vrai, il est de là-bas ?

– Pourquoi ça n’aurait pas été vrai ? D’où vous êtes, vous ?

– De France, disons.

– Bon, eh bien ! pourquoi j’irais mettre votre parole en doute ?

– Vous avez raison, c’est juste que j’aurais aimé le revoir.

– Vous êtes Norbert ? »

Ah ! quand même.

« Vous n’avez pas fait arranger vos dents.

– C’est bête, hein ? Vous n’avez pas changé non plus. »

Un coup d’œil sur la clientèle, exclusivement composée d’inconnus, sur les flippers, dont aucun n’avait le charme des anciens, et tchao. Pas même envie d’un demi.

Encore moins d’appeler Clichy. Et puis ça pouvait attendre.

Je commençais à en avoir plein le dos de mon sac, et j’ai préféré garder mes forces pour gravir la butte Montmartre. Je me suis donc résolu à prendre le métro. C’était la première fois depuis mon retour.

J’ai fait mieux : j’ai essayé le RER, expérience nouvelle pour moi. De Luxembourg à Châtelet-Les Halles. Bon, ça a été, la vitesse compensant en partie la sensation d’oppression et la durée des trajets entre les stations, et malgré une forte odeur d’œuf pourri qui avait du moins le mérite de masquer la puanteur que vous savez. Après quoi j’étais presque joyeux de retrouver la ligne 4.

Où j’allais ?

Grâce à Placide m’était revenu le souvenir du petit restau de la butte où j’avais mené par hasard ces Allemands auxquels je faisais découvrir Montmartre en même temps qu’à moi. Ça s’appelait L’Ethnologue. On y mangeait pour pas cher des plats délicieux, inspirés de diverses cuisines du monde, d’où le nom, que les patrons vous expliquaient volontiers, surtout en fin de soirée quand l’un ou l’autre venait s’asseoir à votre table et sous prétexte de vous offrir la goutte s’enivrait en vous racontant sa vie, lui encore plus buvard que bavard. Après avoir acquis quelques bases théoriques ils avaient bourlingué de par le monde. Les bandes qui passaient sur l’énorme magnétophone avaient été enregistrées par leurs soins au cœur du Tchad, du Nordeste ou du Ladakh, que sais-je encore, les tableaux qui ornaient les murs étaient l’œuvre du patron, personne n’en eût douté.

Le soir des Allemands, je m’étais applaudi de mon flair. Quand il s’était agi de leur trouver un petit restau typique, Suivez-moi, j’avais fait d’un air entendu et j’avais pris une rue au pif en me disant que ce serait bien le diable si on ne tombait pas sur ce genre d’article, et puis j’avais commencé à flipper parce que la rue en question était tout sauf commerçante et descendait peu à peu en nous éloignant du bon air des hauteurs, mais juste avant l’escalier de ma défaite j’avise une enseigne éclairée, je perçois des échos et des senteurs exotiques, Nous sommes arrivés, je fais, espérant qu’il y aurait de la place pour quatre et il y avait. Mes touristes ont eu l’air étonné, je ne me suis pas démonté, C’est pas typique, ça ? bon, on s’est installés, et je ne vais pas faire durer inutilement le suspense, ils ont été enchantés, y compris par les prolongations, le patron s’étant joint à nous avec une bouteille de rhum pour nous parler de l’Afrique. Moi, je traduisais. Super soirée. D’autant plus qu’à notre arrivée je m’étais discrètement renseigné auprès de la patronne sur les possibilités d’hébergement idoine dans le quartier et qu’elle m’avait indiqué un petit hôtel confortable et bon marché où je m’étais empressé de réserver une chambre pour trois, les parents et leur fifille, une préado plutôt réservée elle aussi mais dont les yeux brillaient d’émerveillement.

N’empêche que je m’étais aperçu d’un truc, c’est que malgré tous ses atouts l’établissement battait de l’aile. En cas d’affluence, les patrons n’auraient pu faire face. J’ai vu ces citoyens du monde en refuser, alors même que passé une certaine heure ils ne faisaient plus que pérorer.

Ce qu’il leur fallait, c’était un serveur. Moi. À moi de les en convaincre. Avec le bifton de Placide j’allais pouvoir dîner chez eux (ils ne prenaient pas les tickets-restaurant), après quoi on causerait. Pour la nuit, j’avais un plan, je vous dirai.

Ça se présentait mal : le restau était pratiquement désert, les patrons à cran, s’engueulant. Mais ils m’ont reconnu, et fort bien accueilli, il y avait de quoi – sans réussir à occulter l’évidence que ni leur affaire ni leur couple n’allait tenir longtemps. À part ça je me suis régalé, je les ai complimentés, ça leur a fait plaisir, au dessert c’est la patronne qui est venue me tenir compagnie, elle m’a servi gratos un excellent calva, ils faisaient dans le régional aussi, C’est calme, j’ai amorcé, Tant mieux, elle a dit, on est crevés, on n’a pas réussi à se reposer hier, toute la semaine dernière ç’a été la cavalcade, c’est vrai aussi qu’on n’ouvre que le soir mais le matin on fait les courses et l’après-midi on est en cuisine, tout est préparé pour le jour même, on ne congèle jamais, par principe, alors souvent on jette, pour les quantités c’est impossible à évaluer, c’est trop irrégulier, ça va faire trois ans qu’on a ouvert et c’est comme au début, ça craint, on n’est pas sur le circuit du Montmartre touristique, pourtant certains soirs on doit refuser des clients, vous avez bien vu quand vous êtes venu, vous formiez une table sympa, ils étaient adorables ces gens, vous savez on a eu des célébrités ici, un jour, on voit débarquer un groupe de quatre jeunes, ils avaient justement pris la table où vous étiez, ils ont dîné comme vous et moi, ils sont partis contents, devinez qui c’était, (le patron nous a rejoints, et il a embrayé) Téléphone, à l’époque ils n’étaient pas tellement connus.

Bon, je vous passe le détail de mon argumentation et de la négociation qui a suivi : j’ai été embauché pour un mois, à titre expérimental. En fin d’après-midi, après avoir donné un coup de main en cuisine si nécessaire, je ferais le ménage dans les deux salles, après quoi j’aiderais au service tout en m’occupant des cocktails. Ils en avaient toute une carte rien qu’à base de rhum et qui se goupilleraient désormais derrière le bar, dans la première salle. De là, bien visible de la rue, j’avais chance avec mon agréable minois d’appâter le chaland. Au bout de quatre semaines, on ferait le point, mais d’ores et déjà je pouvais compter sur mille balles de la main à la main plus les pourboires. Pas mal, non ?

J’ai demandé et obtenu de commencer le lundi suivant. Ça me laissait presque une semaine pour retrouver Paula. Ensuite on verrait. Mais j’étais si heureux de m’être ménagé cette perspective que j’ai passé une des nuits les plus douces de ma vie. J’avais prévu de dormir dehors, dans un recoin du cimetière Saint-Vincent, le temps s’y prêtait. Quand je leur ai dit ça ils se sont récriés et m’ont laissé une des banquettes de la salle du fond, en me faisant juste promettre de régler dès le lendemain mon problème de fouettage.

On n’avait plus qu’à trinquer, sans illusions, à la victoire de Mitterrand.

 

 

Deux machines en parallèle, une pour le contenu lavable, duvet compris, une pour le contenant, puis le tout au sèche-linge et, à dix heures, revêtu de mes derniers vêtements propres, à peine parfumés au sac d’avant, je me tapais un vrai petit dej’ dans un café près de Barbès. Mon programme : métro jusqu’à la porte d’Orléans, histoire de gagner du temps, au pire je ressortirais et je prendrais le 38. Ensuite autostop jusqu’à Châtelguyon, via Clermont peut-être. Une fois de plus l’atlas offert par Douvenou m’était bien utile.

Ce qui m’aurait amusé, c’est de voir s’arrêter une Mercedes décapotable. Je me suis contenté d’un routier, puis, à Moulins, d’un instit’ en retraite qui descendait sur Clermont et m’a de lui-même proposé de faire le crochet. À six heures, je débarquais à Châtelguyon. Tiens bon, Paula, j’arrive !

 

(À suivre.)

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