Top articles
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L’Hiver minimal, 27
VI Cette nuit-là, comme je me couchais, une image affolante surgit dans mon champ de vision intérieur, un corps, un regard, une bouche. Monique, mais elle m’avait trahi. Odile, mais il n’était pas encore temps d’évoquer son souvenir. Non, ce devait être...
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L’Hiver minimal, 26
Il était près de minuit quand Foulon prit la parole : « Mon cher Casaque, excusez-moi de vous interrompre, mais puis-je me permettre de vous offrir quelque chose ? – À cette heure-ci ? Après tout, pourquoi pas ? Je boirais volontiers une chartreuse verte....
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L’Hiver minimal, 3
Quand je revins à moi, j’eus d’abord conscience d’une odeur de cigare. Je voulus porter ma main à ma nuque douloureuse, et m’aperçus qu’on m’avait lié les poignets. Sur la banquette avant, le chauffeur et un autre homme me tournaient le dos. À côté de...
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L’Hiver minimal, 18
Sur le mur bleu de l’établissement, un projecteur peignait mille figures qui voltigeaient devant mes yeux rougis. Le patron s’approcha : « Monsieur Casaque, vous semblez bien triste ce soir. Qu’est-ce qui ne va pas ? Si je puis vous soulager, je le ferai...
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L’Hiver minimal, 12
VII Quand je me réveillai, le lendemain matin, je ne compris pas tout d’abord où je me trouvais. À travers les planches disjointes de la cabane le soleil tendait ses haubans sur une foule d’objets hétéroclites. Je me levai, m’étirai, et considérai avec...
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L’Hiver minimal, 11
VI Je vacillai sous le coup, sachant bien de qui était cette voix, chaude et rude comme un pin du Midi. Jack, rencoquillé, levait vers moi des yeux inquiets. Je le rassurai d’un sourire, et il baissa la tête, retombant dans la contemplation de ses paumes...
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L’Hiver minimal, 6
Edmond, bouleversé, se laissa tomber sur une des banquettes du compartiment que le commandant nous avait loué, et m’apprit que la valise contenait tout son linge de rechange, ainsi qu’un objet d’une importance capitale, un fruit truqué qu’il était censé...
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L’Hiver minimal, 21
III Cet après-midi ensoleillé invitait à la promenade et je fredonnais quelque mélodie. Les arbres farcis de mille oiseaux faisaient écho à ma complainte, tandis que mon pas s’allongeait insensiblement. Je m’aperçus bientôt que j’avais parcouru une longue...
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L’Hiver minimal, 5
La concierge de l’immeuble ne paraissait pas très sûre de m’avoir déjà vu en compagnie de Roland. Du moins refusait-elle de me laisser monter. J’allai donc acheter au bazar du quartier un coffret de diapositives « Paysages de l’Europe », un projecteur,...
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Sauf... et Sauve
Fatalité, photographie de Florence White. Chères lectrices, chers lecteurs, vous vous rappelez dans quelles circonstances je suis entré en possession du manuscrit de Sauf , s i ce n’est pas moi qui suis possédé dans cette affaire. Mais j’assume, comme...
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L’Hiver minimal, 22
IV Après les funérailles de mon père, un soir que je remontais à pied la rue Lepic, sous la pluie, à la recherche d’un bureau de tabacs, je me heurtai à un petit groupe d’hommes qui, campés au milieu du trottoir, me barrant le passage, se disputaient...
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Bakounine n’est pas rentré, 24
En me relisant (oui, ça m’arrive), je me suis fait la réflexion que c’était vraiment sympa de votre part de patienter comme ça. Je ne dirais pas qu’à votre place j’aurais lâché l’affaire depuis longtemps, il ne faut pas exagérer, mais enfin vous êtes...
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Treize vendredis, 10/13
Gabriel Racine frappe une troisième fois. Un point, c’est tout. UN POINT, C’EST TOUT Cinq minutes maximum par copie : François Preudhomme n’avait jamais passé plus de trois heures sur un paquet de dissertations. Il y mettait un point d’honneur ; et pratiquait...
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Treize vendredis, 3/13
Ce vendredi, Confrontation, une nouvelle de Slimane Bakchèche. CONFRONTATION Ça ne manquait jamais. Tôt ou tard, on posait les yeux sur le portrait, et le cri jaillissait : « Tiens ! Georgette ! » (Ou Amandine, ou Luce, ou ce que vous voudrez.) J’avais...
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Bakounine n’est pas rentré, 3
On ne cache rien à Paula. Ou pas longtemps. Et à moi ? Qui sait – ou plutôt comment saurais-je – si je ne suis pas de ces faux lucides qu’il est si facile de tromper ? Si j’eusse compris tout seul que Constant ne nous avait pas livré la totalité de ses...
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Bakounine n’est pas rentré, 16
Un cri, puis le silence. Rien que pour ça, j’en ai voulu à mort à Derambure. Toute la haine dont je refusais de me croire capable, que du moins j’aurais voulu dominer, je l’ai éprouvée à son égard. N’obtenant aucune réponse, n’entendant plus rien venant...
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Tous les pigeons s’appellent Norbert, 15
Qu’est-ce qui selon vous pouvait produire ce bruit de carreau que l’on heurte à petits coups de doigt replié ou de bec ? En pleine nuit ? Au troisième étage ? Gagné ! Mon magicien. Confortablement calé dans un fauteuil club tendu de velours rouge, il...
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Bakounine n’est pas rentré, 17
Le temps de prendre conscience, j’ai eu l’impression d’être enfermé dans mon propre esprit, n’essayez pas d’imaginer ce que ça peut faire, c’est très désagréable, la pensée qui a suivi ne l’était pas moins, C’est moi qui leur porte la poisse, ou quoi...
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Bakounine n’est pas rentré, 15
Bravo et merci à celles et à ceux qui se sont replongés dans mes Pigeons , ça va m’éviter des redites fastidieuses. Les autres n’ont qu’à les imiter. J’ai raconté ma première incursion dans l’appartement, quand j’en avais été chassé le seuil à peine franchi....
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Bakounine n’est pas rentré, 13
Comme nous étions placés, Jules se détachait sur la fenêtre aux vitres noyées de nuit, vu qu’en face c’était l’immeuble inhabité, du coup me sont revenus mes rêves et mes hallucinations de l’autre fois, je ne vais pas encore vous renvoyer aux Pigeons...
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Treize vendredis, 9/13
On va faire le point : retour de Marc Souvigny , implacable. ON VA FAIRE LE POINT Il appelait cela faire le point. Monte dans ta chambre, disait-il, on va faire le point. Et je montais. Et je l’attendais. En général pas très longtemps, mais c’était quand...
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Treize vendredis, 11/13
Nessus Piètre nous refait le coup de la possession , et c’est Odeur. ODEUR Franchement, ce n’est pas ton odeur le problème. Bon, tout à l’heure, en rentrant, j’ai crié « Ça pue ! » et je me suis un peu emporté, mais tu comprends, dès que j’ai eu ouvert...
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Treize vendredis, 5/13
Joseph Dautry signe La Guêpe, cinquième nouvelle de notre série estivale. LA GUÊPE On l’appelait la Guêpe. Rapport à sa silhouette. À la forme de sa tête aussi, à ses grands yeux exorbités. Oui, on aurait vraiment dit une guêpe. Elle connaissait son surnom,...
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Tous les pigeons s’appellent Norbert, 20
Il paraît que voir quelqu’un heureux vous donne le sourire, et sans doute je souriais, mais au fond de moi j’étais en colère et je me disais que ça devait se lire sur mon visage, quant à ma sœur, qui arbore volontiers une mine réjouie, elle dissimulait...
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Tous les pigeons s’appellent Norbert, 18
N’allez pas croire que je n’appréciais chez Douvenou que la facilité avec laquelle il aplanissait mes difficultés, certaines du moins. J’aimais sincèrement ce garçon, et l’idée qu’il ait pu lui arriver malheur m’était insupportable. Si en plus j’y étais...