Tous les pigeons s’appellent Norbert, 7

Publié le par Louis Racine

Tous les pigeons s’appellent Norbert, 7

 

Avant même de franchir le seuil du café, j’ai su que les choses ne se passeraient pas comme prévu, en apercevant la tête bouclée de Rémi derrière les vitres.

À quoi tu penses ? j’ai pensé, c’était couru. Si ça se trouve il est avec Clémentine. Ça ne m’aurait pas gêné outre mesure de revoir cette nana dans d’autres circonstances, même en compagnie de Rémi, mais pas avec Paula embusquée dans un coin et Laforgue qui pouvait surgir à tout moment s’il n’était pas déjà là.

J’ai poussé la porte, tout en m’accablant de reproches : j’avais accepté trop vite ce rendez-vous, il aurait fallu convenir d’un autre endroit, je n’aurais pas su dire pourquoi mais ça m’arrangeait que Paula et mes copains d’H4 ne se connaissent pas, j’aurais préféré être à l’initiative de la rencontre, je m’étais en quelque sorte brûlé la politesse, il ne manquait plus que de voir se pointer le commissaire bras dessus bras dessous avec Joseph, non, Joseph était trop fidèle aux 4S, ou alors les vedettes du Petit Suisse, les joueurs de go fils d’intellos parigots. Mais le pire, les deux tourtereaux étaient au courant de ce rencart, Clémentine s’était même montrée très excitée, la veille encore on en avait parlé, je ne me rappelais pas leur avoir indiqué l’heure ni le lieu, mais peut-être que j’avais commis cette étourderie et qu’ils étaient venus en curieux.

J’ai dégouliné vers le fond de la salle. Pas de Jules Laforgue, en revanche Rémi était bel et bien venu avec Clémentine, ils se mangeaient des yeux, devant ceux comme on pouvait s’y attendre tendres, bienveillants et complices de Paula postée à l’endroit idéal derrière son crème et son bouquin, cette fille ! Elle ne jouait pas au go, et pourtant, dès qu’initiée, même par mes soins, j’étais sûr qu’elle m’en aurait remontré question tactique, pour la stratégie aussi elle m’avait l’air assez douée, bref, elle avait choisi un point de vue panoramique, où que je m’installe je lui offrirais mon magicien en spectacle, le tout était de le lui placer de face et dans l’axe, alors j’ai choisi la table la plus proche et je me suis assis le dos tourné à Paula, c’est à peine si je lui avais adressé un petit sourire, je me suis surtout préparé à l’inévitable assaut des tourtereaux, qui manifestement n’étaient là pour personne mais finiraient bien par finir de se croire seuls au monde, et c’était plutôt comique cette diagonale que nous formions, Paula, moi lui tournant le dos, Rémi nous tournant le dos à tous deux, Clémentine nous faisant face à tous les trois mais ne m’ayant toujours pas remarqué, Paula aurait donc pu voir Clémentine me regarder sans que je puisse voir sa réaction à elle, tandis que Rémi ne voyait que Clémentine, et on est restés comme ça un moment, jusqu’à ce que le garçon vienne s’enquérir de ma commande.

Le stress peut-être, la malchance sûrement. Je pensais me faire comprendre à demi-mot, ce n’est pas difficile de mimer ni de deviner « café » dans un café, mais au moment exact où je formulais ma requête le serveur a tourné la tête vers la rue où grondait une grosse moto, quand il m’a sollicité de nouveau il n’était plus question de mime, en plus le bruit de la moto ne s’était pas totalement estompé, alors j’ai répondu assez fort sans réussir cependant à articuler clairement, si bien que j’ai dû répéter, tout haut cette fois et avec un vague accent de colère, et Rémi a pivoté comme un automate sur sa chaise.

« Norbert ! Tu es seul ? »

Étrange question. Seul, je l’étais la plupart du temps. J’allais répondre « comme toi », mais j’ai craint que Clémentine ne goûte guère cette plaisanterie au énième degré. Elle n’avait pas à subir ma mauvaise humeur, mon mauvais humour. Et Paula s’en fût certainement offusquée, par solidarité féminine ou par simple humanité. Je sentais ses yeux fixés sur moi, que dis-je ? elle était capable de regarder ailleurs sans rien perdre de la scène. Elle me découvrait des copains auxquels elle n’était pas censée s’intéresser mais sur lesquels elle aurait des commentaires à faire, il faudrait bien compenser vu qu’elle ne pourrait rien me dire de Laforgue, car lui n’était pas près de nous rejoindre, je le sentais, rarement j’avais éprouvé un tel sentiment d’oppression, si inopinément surtout, j’imaginais mon magicien nous observant de la rue et décidant de passer son chemin, j’ai eu envie de crier, moi qui aimais tant Rémi, qui désirais tant Clémentine, qui vouais une telle reconnaissance à Paula pour avoir la bonne idée d’exister, j’étais soudain en proie à un tel accès de désespoir et de rage que j’étais tenté de renverser la table et de tout plaquer. C’est probablement ce que j’aurais fait s’ils m’avaient reparlé de mon rendez-vous.

Mais bon, comme ils semblaient avoir oublié – des gens si futés ! –, j’ai feint la surprise et me suis joint au petit couple en précisant que je ne resterais pas longtemps, que j’étais juste entré m’abriter, je ne voyais vraiment pas sur quel sujet orienter la conversation, sûrement pas sur Sophie Trunck, le garçon est revenu avec mon café, j’ai porté ma tasse à mes lèvres et j’ai aperçu Jules Laforgue de l’autre côté de la rue.

Immobile sous son grand parapluie, il semblait m’attendre.

Ça, et le café qui venait de me brûler les lèvres, j’ai failli laisser tomber ma tasse.

La diagonale se complétait maintenant d’un Laforgue auquel mon vis-à-vis tournait le dos et qui en voyant que je le voyais s’était mis à sourire jusqu’aux oreilles. J’ai cru pouvoir lui faire signe sans que Clémentine s’en aperçoive, mais évidemment elle a reçu mon haussement de sourcils comme un secret hommage, et l’œillade qu’elle m’a lancée en retour m’a brûlé plus âprement et plus profondément que l’infect breuvage aux relents d’éther. Un divin café noir, voilà ce qu’étaient les yeux de cette fille. L’espace d’une milliseconde, je me suis promis de nouvelles joies de ce lointain séjour à Megève, bien résolu toutefois à laisser venir, et à en rester le cas échéant au stade du fantasme, pour ne pas troubler sa relation avec Rémi, ni la mienne.

Combien de temps allait poireauter sous la pluie mon magicien ? J’ai réussi à siffler à petites gorgées précipitées et en inspirant le plus possible d’air enfumé le reste de ma tasse, avec l’impression d’avaler une lime chauffée à blanc et, toujours sans un regard pour Paula dont j’espérais qu’elle me suivrait de peu j’ai pris congé des tourtereaux :

« On te voit au Petit Suisse, ce soir ?

– Pas sûr. Je me suis pas inscrit.

– Au fait, s’est écriée Clémentine, et notre cours de go ? »

Rémi en a rajouté :

« Tu te rappelles ton Odyssée au moins ?

– Odyssée bon !

– Iliade quoi mourir ! »

On s’est marrés, pourtant je l’ai mal vécu. En plus de tout le reste, perdre une occasion de bluffer Paula, c’était dur à supporter. Mais, tel Ulysse, le héros d’endurance, je suis parti la tête haute, et si le garçon ne m’avait pas rappelé pour que je règle ma consommation rien n’eût plus mis ma patience à l’épreuve ce jour-là, au Malebranche.

En sortant, j’ai fait comme si de rien n’était, je n’ai même pas changé de trottoir, je me disais que Laforgue m’emboîterait le pas et qu’on se réunirait plus loin, je ne m’expliquais pas bien pourquoi, mais je tenais à ce que notre entrevue reste discrète et lui-même semblait le souhaiter.

Arrivé au bas de la rue, je me suis retourné. Il avait disparu.

Ce n’était pas possible ! J’ai traversé, j’ai remonté le trottoir en courant, quitte à attirer l’attention des copains, mais rien, personne, que des inconnus entre lesquels il fallait slalomer sous la pluie moins drue maintenant mais bien agaçante quand même.

Et merde !

J’ai fait demi-tour, en regardant bien à travers toutes les vitrines, plus ou moins embuées, sous tous les auvents, dans toutes les entrées d’immeubles, en vain.

Paula est sortie juste comme je repassais devant le troquet, je l’ai entraînée vers le Luco, je n’arrivais pas à parler, elle devait le sentir car elle n’osait pas m’interroger.

Quand on s’est retrouvés sur le boulevard, je me suis arrêté net, je lui ai pris les mains, et j’ai enfin posé la question dont je redoutais tant la réponse :

« Dis, Paula, tu as quand même eu le temps de le voir ? »

Elle secouait négativement la tête, à me rendre dingue. Pire, elle avait l’air moins désolée que sceptique. Paula ! Une fille si généreuse !

Ce qu’elle a fait, elle m’a conseillé de rester sur place un quart d’heure encore pour le cas où.

« Et toi ? 

– Moi, je rentre. »

Et notre dîner ? La tristesse m’assaillait comme une bourrasque traîtresse.

« On se retrouve chez toi ?

– Si tu veux. »

Une bise sur la joue, et tchao.

Il ne pleuvait plus, mais c’était tout comme. Paula a traversé le carrefour, je suis resté à me geler sous une porte cochère, les yeux braqués sur le Malebranche, d’où Rémi et Clémentine sont sortis au bout de dix minutes. Je me suis planqué sur leur passage, ils ne m’ont pas vu, ont pris vers le Luco, vers chez Clémentine, son bel appartement, plafond mouluré, parquets cirés, meubles luisants, miroirs profonds, chaîne hi-fi danoise, vaste cuisine, étroit escalier de service menant à une chambre de bonne de six mètres carrés sans chauffage, sans eau chaude, dont bientôt l’hiver prendrait possession. Je ne pleurais pas, mais c’était tout comme. J’avais une boule dans la gorge, les tripes nouées.

« Si tu veux », avait dit Paula. Qu’est-ce que je voulais ?

En palpant mes poches à la recherche d’une cigarette, j’ai senti le bouquin qu’elle venait de m’offrir. La pluie ne l’avait pas trop abîmé. Je l’ai ouvert au hasard, j’ai commencé à lire à haute voix tout en descendant la rue Monsieur-le-Prince, je gueulais si fort que les gens s’écartaient sur mon passage, j’ai continué comme ça jusqu’à Odéon, où j’ai décidé de prendre le métro, cinq stations ç’a été vite passé, je suis arrivé chez Paula, je suis monté, il y avait de la musique chez elle, on parlait aussi, j’ai frappé, les voix se sont tues, quand enfin j’ai entendu la porte s’ouvrir j’étais déjà quelques étages plus bas.

Sur le trottoir d’en face, j’ai levé les yeux vers sa lucarne. Je n’étais pas fier d’avoir fui, je craignais d’avoir fait l’erreur de ma vie, puis je me suis dit que de ce côté j’étais blindé, les erreurs de ma vie je les enchaînais avec un certain talent, l’erreur c’était peut-être d’abord ma vie, je vous sens inquiets, non, non, je n’avais pas l’intention de me foutre en l’air, en tout cas pas avant d’avoir résolu les énigmes que vous savez. Vous voilà rassurés.

Pas avant non plus d’avoir revu ma mère et ma petite sœur.

Quelle heure il était ? Ma montre avait pris l’eau, de petites gouttes s’étaient massées sous le verre, en suspension comme des stalactites, c’était drôle cette adhérence de l’eau, ces gouttelettes la tête en bas, ça m’a fait penser aux chauves-souris et par voie de conséquence à mon paternel dont c’était justement la montre, une vieille tocante cueillie la veille à la maison et qu’il m’avait refilée autrefois comme d’autres choses à lui, des romans scouts, des godasses, une vieille veste en daim, le duffle-coat que je portais ce jour-là – si ma mère m’avait vu elle en aurait eu une attaque : mais ferme ton manteau ! tu vas attraper la mort –, j’avais pas mal de mon père finalement, en plus de notre ressemblance physique, et j’en suis venu à penser aux frères Laforgue, cette histoire de rendez-vous manqué me tracassait.

Comment retrouver mon magicien ? Camper au Malebranche était probablement la pire idée. Je ne me voyais pas non plus passer mes journées au Luco, avec le temps qu’il faisait depuis une semaine. Pas plus que de demander au commissaire les coordonnées de son frangin.

Je m’étais mis en marche vers Duroc, je projetais d’aller à pied jusqu’à Sèvres-Babylone où je prendrais le métro, à cette époque les lignes 13 et 14 n’étaient pas reliées, je devrais changer à Saint-Lazare, donc autant me limiter à une correspondance, et encore. Ma phobie des espaces souterrains est variable, ce soir-là j’avais intérêt à me méfier. Si ça n’allait pas, je me rabattrais sur le bus, le 94 puis le 74. Au pire des pires, j’irais à pinces. Bref, j’étais en train de rentrer à Clichy. Sans mon cartable, que j’avais laissé chez Paula, et que je récupérerais quand je pourrais. De toute façon, mon cartable...

Avenue de Breteuil, des chiens promenaient leurs maîtres ou les domestiques d’iceux, pour la plupart des petites bonnes espagnoles. Il y avait aussi quelques étudiants impécunieux à qui cette activité rapportait quelques fifrelins. Moi-même j’avais cru trouver là une source de revenus facile et durable, pendant deux semaines j’avais passé une demi-heure chaque soir ou presque à regarder des roquets faire leurs besoins ou se poursuivre pour se flairer mutuellement le trou de balle, jusqu’à ce qu’un soir une jeune fille m’accoste pour me parler des débouchés de mon entreprise et me demander si la production ne pouvait pas s’écouler plutôt sur les pelouses qu’au beau milieu des allées, elle avait formulé cela d’un charmant petit air espiègle, on a lié connaissance, parlé de la vie et fini la conversation dans le café en bas de chez elle, où je me suis aperçu à force de manipuler leurs encombrantes laisses que j’avais complètement oublié les chiens – car j’en avais deux en charge ; aujourd’hui encore, j’ignore ce qu’ils sont devenus.

J’évitais donc de repasser par là, une fois la nuit tombée je ne risquais pas grand-chose mais j’ai quand même pris la rue Duroc. Comme il me restait une bonne partie des dix francs de Douvenou, je me suis arrêté boire un demi et faire un flipper dans le bistrot sis en face de l’institut pour aveugles. Il y en avait quelques-uns à brailler et batailler sur la machine, spectacle dont je continuais de m’étonner, surtout depuis que j’avais compris pourquoi certains se collaient carrément à la vitre : non pour mieux voir, mais pour mieux entendre. J’aurais passé des heures à les regarder, un comble. De leur côté, ils m’ignoraient, malgré mes efforts pour entrer en communication avec eux.

Je leur ai gagné cinq ou six parties, ils m’ont à peine remercié, et j’ai filé. Je me sentais tout bizarre, j’ai pensé que c’était la faim, la bière à la fois m’avait redonné un peu d’allant et me sciait les pattes, pour un peu je me serais affalé sur un banc et j’aurais attendu de me sentir à nouveau en pleine forme pour reprendre ma progression vers un avenir qui s’annonçait radieux, non ? Mais j’ai continué à marcher. J’avais juste un peu froid. J’ai fermé mon duffle-coat, c’était quand même plus prudent. Au fait, j’étais censé prendre des nouvelles de Jean-Guy. Bon, ça pouvait attendre Clichy, où je commencerais par mettre ma mère au courant.

Quand je suis arrivé à Sèvres-Bab le métro m’est apparu comme un lieu chaleureux et hospitalier. Dès l’escalier je me suis enivré de cette haleine chargée, inimitable, un mélange de suie grasse et de sueur minérale, je me suis senti chez moi, il ne pouvait rien m’arriver dans un tel cocon, je m’enterrais pour mieux renaître. Que je me disais sans trop y croire. Mais j’avais bien chaud, au moins. Dans la rame c’était même étouffant, on était serrés comme des sardines, heure de pointe oblige, j’étais monté dans la voiture de tête, juste derrière la cabine du conducteur, je ne voulais pas louper la reprise d’accélération dans le passage sous la Seine avec le petit écriteau lumineux « REPRISE », à chaque fois j’avais un frisson d’anxiété, ce soir-là il y avait autre chose, ne valait-il pas mieux descendre à Concorde et opter pour le bus, en voyant la foule massée sur le quai j’ai paniqué, puis tout d’un coup j’ai lâché prise, je me suis laissé écraser contre les portes du fond, je serais bien mort comme ça, finalement, j’imaginais la scène : les voyageurs descendent et il y en a un qui reste un moment debout contre la paroi avant de glisser sur le sol, parmi les vieux tickets, les mégots, les chewing-gums et les crachats, et peut-être que personne ne s’en serait ému, est-ce qu’on aurait arrêté la rame pour autant ? Je n’avais pas envie de le savoir. J’avais décidé de rester, je tiendrais jusqu’à Saint-Lazare, là j’aviserais.

Pour m’aider, je me récitais le début de l’Odyssée, je repensais à ces merveilles que nous avait dévoilées Rémi, ce rythme dactylique, une vraie palpitation, ces joyaux de la langue grecque comme l’aoriste, temps du passé dont le nom signifie « illimité », c’était fait pour me plaire ; et puis ces deux mots qui ensemble donnent nostalgie, algea et noston, les souffrances du retour.

 

« Monsieur ? Jeune homme ? »

La main qui me secouait appartenait à une vieille dame, mais était pleine d’énergie. Un grand type costaud se penchait vers nous, l’air désemparé.

« Ça va, petit ? » il a demandé d’une grosse voix qu’il essayait de rendre douce.

J’entendais d’autres voix, elles s’éloignaient dans une vague cohue, un brouhaha d’où émergeaient des bribes intelligibles : un drogué, encore un drogué.

Je me suis redressé, et par la vitre j’ai vu « Porte de la Chapelle ». Le terminus ! En une seconde j’étais debout, pour m’écrouler aussitôt. Le type m’a retenu de justesse, puis il m’a chargé sur son épaule comme un sac à patates, est descendu sur le quai et m’a allongé sur un banc. J’ai vu alors qu’il avait un uniforme de la RATP.

J’ai voulu dire quelque chose, mais je n’ai pas pu. Je tremblais de tous mes membres, et mes lèvres ne m’obéissaient plus.

« Il grelotte, a fait le type, je vais appeler police-secours. »

La vieille dame avait sorti de son sac un minuscule flacon de Ricqlès qu’elle lui tendait.

« C’est fort, ça va lui faire du bien. Faudrait un sucre. »

Elle cherchait des yeux autour d’elle ce sucre susceptible d’apparaître sur le quai pailleté, c’est vrai, de cristaux scintillants, mais de là à confondre... Je souriais en me disant ça, et, tandis que la rame vide repartait, je me suis de nouveau évanoui.

 

(À suivre.)

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