Joue-moi encore, 10

Publié le par Louis Racine

Joue-moi encore, 10

 

« Norbert ?

– Mmm ?

– Il est sept heures. Le commissaire va arriver. »

Oh putain ! Je me suis levé d’un bond.

« Tu dis plus René maintenant ? »

J’ai eu le tort de vouloir prononcer René à sa manière. Mon imitation était très mauvaise et ne lui a pas plu. Pendant qu’elle récriminait avec acrimonie, je me consolais en enfilant ma pantoufle et les pensées positives du genre Ça aurait pu être pire, je pourrais être encore complètement bourré (bon, j’avais quand même un sacré mal de crâne), elle aurait pu dire Le commissaire est là (bon, il pouvait effectivement sonner d’une minute à l’autre) et on a sonné.

La femme qui a ouvert au commissaire Laforgue était rouge de colère et de confusion. Derrière elle se tenait (grâce à des cannes de chez Zerbib) un spécimen d’humanité que personne, absolument personne n’aurait comparé au Petit Prince.

Un dernier regard à mon image dans la glace de l’entrée, une poignée de mains, et j’ai suivi les aînés dans la cellule de dégrisement redevenue salon-salle à manger et qui quelques heures plus tard me tiendrait lieu de chambre à coucher. C’est fou ce qu’on peut faire d’une seule et même pièce, tous les metteurs en scène vous le diront.

Idéalement, j’aurais pu employer ces quelques minutes d’installation à reprendre mes esprits, mais j’étais comme un savon tentant d’escalader les parois d’une baignoire, j’ai vite renoncé. Entre-temps ma mère avait proposé à René « un apéritif léger », façon de dire Soit vous êtes un grand alcoolique et vous ne trouverez pas chez nous ce qu’il vous faut mais on va limiter les dégâts, soit vous ne buvez pas ou pas beaucoup pour un flic mais rassurez-vous, on ne vous fera pas violence. Pire, j’y ai entendu comme une profession de tempérance qui m’a inquiété. Ma mère s’était-elle mise à boire ? Elle avait toujours apprécié, jusqu’à l’exiger parfois avec une certaine autorité, son petit porto du vendredi soir, mais elle en restait là question picole. Le chômage avait-il eu raison de sa sobriété ?

C’est drôle comme ce sont souvent les poivrots qui sont dans le déni et glosent sur l’ivrognerie des autres.

Assis dans le fauteuil face au canapé, le commissaire avait poliment refusé tout breuvage. Visiblement, il attendait que ma mère nous laisse seuls. Il allait dire quelque chose, à ce propos sans doute, quand ma sœur a déboulé. En apercevant notre hôte, elle a montré un visage que je ne lui connaissais pas. Annette, depuis quelque temps, depuis les vacances en fait, me paraissait changée. Elle n’avait guère grandi, ça non, mais mûri sûrement. Treize ans et demi, je vous rappelle.

Le commissaire lui-même ne se ressemblait plus tout à fait. On aurait dit son frère. La différence de taille était en quelque sorte annulée par sa position dans le fauteuil, mais c’est surtout le sourire qu’il arborait qui pouvait évoquer Jules. Et de le revoir ainsi, même au prix d’une illusion, m’a violemment ému. J’ai fait semblant d’être pris d’une quinte de toux, et j’ai essuyé d’un revers de main les larmes qui s’étaient invitées au coin de mes yeux.

« Tu fumes trop », a dit ma mère. « Et cette veste que tu portes. Remarque, elle est foutue maintenant. Tu vas pouvoir remettre ton manteau, je suis allée le chercher ce matin. Mais René, dites-lui qu’un manteau ça se ferme. Quand je le vois partir au lycée tout débraillé ! »

Je lui aurais bien suggéré de fermer autre chose, mais mieux valait la jouer diplomatique, surtout que le temps nous pressait.

« Rolande, s’il vous plaît, voulez-vous bien me permettre de m’entretenir en tête à tête avec votre fils ? »

À propos de tête, celle de la matouze valait le détour ! Bon, elle a dû s’exécuter, et c’est Annette qui en a fait les frais.

« Qu’est-ce que t’attends ? Va dans ta chambre ! Moi, je vais préparer le repas.

– Je vais t’aider.

– J’ai pas besoin de toi. J’ai besoin de personne. Allez file ! »

Elles ont filé toutes les deux, fermant derrière elles la porte vitrée, et ma mère a commencé à faire un maximum de bruit en cuisine (elle m’a rappelé feue ma logeuse). Sur un signe de René, je me suis installé sur le canapé, la jambe allongée.

« Votre maman m’a raconté », il a dit. « C’est vraiment très aimable à vous d’être venu en aide à cette vieille dame qui avait perdu son chapeau. Mais je n’ai pas bien compris d’où vous aviez sauté. Il paraît que c’était du mur d’enceinte du lycée Henri IV. C’est très loin du canal Saint-Martin. Et de votre établissement, du reste.

– Vous l’avez dit à ma mère ?

– C’est ce qui vous importe le plus ? Vous ne préférez pas savoir d’où je tiens ces mensonges ?

– Quels mensonges ?

– Ah ! voilà : lesquels ? On s’y perd, en effet. Vous n’arrêtez pas de mentir, à votre mère, à moi-même, à mon homologue du cinquième arrondissement. »

Ils se connaissaient donc, ce qui était naturel. Mais apparemment ils savaient aussi qu’ils me connaissaient tous les deux, ce que j’avais du mal à concevoir, à moins d’un effet du hasard. Je n’ai pas osé demander plus d’explications. C’est pourtant ce qu’attendait le commissaire.

« Mon homologue du cinquième. Il m’a parlé de vous. De vos gamineries. Y compris votre présence aux manifestations. Alors comme ça, vous faites le coup de poing avec les forces de l’ordre ?

– Pas du tout. C’est peut-être ce qu’il a cru, mais c’est faux. J’ai des témoins. Dites, c’est pour me passer un savon que vous êtes venu jusqu’ici ? Le téléphone, c’est pas fait pour les chiens.

– Rebelle, hein ? Facile, quand maman n’entend pas.

– Pas de danger, avec tout son boucan. »

Ça m’a rappelé une histoire, mais elle attendra. Plus urgemment, je m’étais pris à soupçonner la matouze et René de s’être entendus en secret pour qu’il vienne me faire la morale à domicile, histoire de donner plus de poids à son sermon en taxant la place laissée vacante par mon père. Perspective révoltante – mais qui étais-je, pour reprocher aux autres, des gens que j’aimais bien, en plus, de jouer la comédie ?

Ça aussi ça m’a frappé : j’aimais bien le commissaire, sans conteste, et pourtant j’étais prêt à l’accuser d’avoir causé la mort de son frère, que j’aimais plus encore. Preuve que je n’y croyais pas vraiment. Néanmoins ça m’a fourni un point d’appui.

« Et vous, j’ai fait, vous avez des nouvelles de Jules ? Je sais que vous détestez que je vous parle de lui, mais pas au point de vouloir l’éliminer, quand même. »

Il a froncé plus fort les sourcils et son visage a perdu toute bonhomie.

« Qu’est-ce que vous racontez ?

– Vous avez des nouvelles, oui ou non ? Depuis samedi, je veux dire.

– Pourquoi devrais-je en avoir ? Il a enfin fait quelque chose de remarquable ?

– Possible. Comme être sur le point de résoudre l’affaire des meurtres en série avant la police. Du coup vous l’avez mis hors circuit. Définitivement. Alors d’accord, vous ne risquez pas d’avoir de ses nouvelles. Vous avez juste à vous arranger avec votre conscience. Si vous en avez une. Mais peut-être que vous vous croyez tout permis. Que vous vous prenez par exemple pour mon père. Au lieu de vous occuper de votre propre famille. »

J’avais débité ça d’un trait, hors de moi, et maintenant j’avais honte, en plus de ce mal de crâne qui n’était pas étranger à ma mauvaise humeur.

Le commissaire avait croisé les genoux et sur iceux les mains, façon psychologue, oui, j’en connaissais, et il me regardait comme si je venais de me transformer en un gros tas de poils de cul.

« Voyons, Norbert, je vous ai connu plus constructif et mieux inspiré. Il parait que vous vous débrouillez au go. Qu’est-ce que c’est que cette attaque aussi violente et vaine qu’injuste et discourtoise ? Si vous pensez que mon frère court un danger particulier, vous avez le droit et même le devoir de m’en entretenir.

– Il est trop tard, et vous le savez bien. »

Tout en parlant, je me rendais compte que je ne pensais pas ce que je disais et que c’était précisément ce qui me permettait de prononcer ces paroles. Mieux, une théorie s’est tout d’un coup fait jour dans mon esprit embrumé, les sombres nuées qui l’encombraient se sont dissipées et j’ai vu le visage rayonnant de Jules se superposer à celui du commissaire. Comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? L’accident pouvait n’être qu’une mise en scène, auquel cas Jules était vivant ! – et cette mise en scène avoir été réglée par les deux frères redevenus complices. Mais je n’en suis pas resté là : qui me disait que leur brouille n’était pas jouée depuis le début ? Que René n’avait pas en Jules un auxiliaire secret ? Cette idée m’a gonflé de joie. Je n’avais plus mal à la tête ni nulle part, je me sentais merveilleusement bien et j’aurais embrassé le commissaire pour Jules et pour lui-même si je n’avais pris conscience qu’une vérification s’imposait.

« C’est dommage, j’ai enchaîné, vous auriez pu exploiter ses compétences. De prestidigitateur, de comédien…

– Vous êtes en train de me dire que mon frère est un délinquant en puissance, sinon en acte ? On se passera de ses services. »

Il paraissait si écœuré que je n’ai pas insisté. Mais j’avais de nouveau le moral à plat.

« C’est ça, faites l’innocent, continuez de parler de lui au présent. Tiens, ça me dégoûte. »

Il a sorti son portefeuille de la poche interne de sa veste, y a pris une photo, a décroisé les genoux et s’est penché vers moi.

« Écoutez, Norbert, j’ignore ce qui vous met dans cet état, les médicaments peut-être, vous avez dû faire un cauchemar pendant votre sieste. Vous pensez bien que s’il était arrivé quelque chose à mon frère depuis samedi je le saurais. Mais peu importe. Je suis venu chez vous pour vous montrer ceci. »

Il s’est rejeté en arrière. Ma mère était apparue derrière la vitre, où elle frappait des coups discrets. Elle est entrée.

« René, vous êtes sûr que vous ne voulez pas dîner avec nous ?

– Y a du saltimbocca », j’ai dit.

Je ne m’attendais pas à la réaction de la matouze.

« De quoi je me mêle ? Y en a plus. »

D’après le ton et le regard, elle était embarrassée.

« Ah bon ? Qu’est-ce que t’en as fait ?

– Je l’ai mangé, tiens.

– Ça va, tu ne te refuses rien.

– Dis donc, je suis ta mère, et la cuisinière en plus. Un peu de respect !

– Merci pour cette charmante invitation, a dit le commissaire, mais je vais devoir filer. Juste quelques minutes encore, seul avec votre fils, s’il vous plaît. »

Elle est sortie de mauvais gré. Sans perdre une seconde, il m’a tendu la photo.

« Connaissez-vous cette personne ? »

J’ai ouvert de grands yeux.

« Oui, depuis peu. »

 

 

Non seulement mes craintes concernant le sort de Jules s’étaient avivées, malgré l’assurance du commissaire, mais je nageais désormais en plein mystère concernant les raisons pour lesquelles il m’avait montré cette photo d’Axel. J’avais eu beau formuler très poliment ma demande, il avait refusé de m’éclairer. À tout hasard, j’avais mentionné la rue de Dunkerque. Il n’avait pas relevé. Il était manifestement pressé de s’en aller et jaloux de ses informations. Et pas gêné d’avoir recueilli les miennes. J’étais allé jusqu’à lui reprocher ce manque de gratitude, il avait levé les yeux au ciel et s’était éclipsé, non sans embrasser ma sœur et ma mère au passage.

« Vous vous faites la bise maintenant ? De mieux en mieux.

– De quoi je me mêle, deuxième édition.

– Puisque tu reviens là-dessus, tu vas pas me dire que tu t’es enfilé mon saltimbocca toute seule.

Ton saltimbocca. T’avais qu’à être là. Le saltimbocca, ça se réchauffe pas.

– C’est ça, c’est ma faute si l’ambulancier a eu un accident. Allez, avoue, tu l’as offert à quelqu’un. »

J’ai compris en le disant.

« Würtz ! »

Rouge comme une pivoine, elle a confirmé.

Würtz était notre voisin de palier. Il vivait seul, travaillait chez Calberson, mais justement ce jour-là il était de repos, et la matouze l’avait rencontré devant les boîtes aux lettres. Elle l’avait carrément invité à déjeuner.

« Mais t’as eu raison, j’ai fait, tout ébaubi. Il est sympa.

– Très. Bon, qu’est-ce qu’il te voulait, René ?

– Me montrer la photo d’un type pour savoir si je le connaissais.

– Et ?

– Je l’avais vu devant le bahut. »

Je pouvais difficilement lui raconter le coup du restau, même si mon absence lui avait permis de passer avec Würtz un moment agréable, du moins le lui souhaitais-je de tout cœur. Mais ç’aurait été lui avouer mes cachotteries. Avec le commissaire, en revanche, j’avais opté pour la sincérité. Je lui avais répété tout ce que je savais du personnage. La suite, vous la connaissez : il s’était tiré vite fait. Il faut dire que sa visite avait duré plus longtemps que prévu.

J’avais désormais un nouveau sujet de méditation. Pour me guider, j’ai pensé à Paula, à la façon dont j’allais lui exposer la chose. Lui parler m’aidait à piger ; même sans intervenir elle avait l’intelligence communicative. Et ça se vérifiait à distance et par anticipation. En me repassant le film pour mieux le lui projeter, j’ai remarqué comme un défaut, un de ces petits vides qu’il faut savoir combler. En fait, c’était énorme, et je ne m’expliquais pas mon aveuglement passé. Ça ne m’étonnerait donc pas que vous, vous m’ayez devancé.

Vous vous rappelez, j’avais lancé un ballon d’essai en parlant du crime de la rue de Dunkerque. Axel n’avait marqué aucune émotion particulière. Pourtant ce type était plutôt curieux, il m’avait bien fait parler pendant le déjeuner. Son indifférence me semblait d’autant plus suspecte. Il n’avait même pas cherché à savoir comment j’avais été mis au courant de l’affaire. Je dois reconnaître que ça m’aurait désarçonné.

Mais il y avait encore un détail qui me revenait et me chiffonnait : Axel m’avait ramené chez moi, m’avait aidé à gravir nos trois étages, et était aussitôt redescendu, me laissant en plan sur le palier. Bon, je lui avais dit que la matouze était forcément à la maison, et de fait elle y était, mais j’avais trouvé bizarre son comportement sans en prendre tout à fait conscience. Je m’étais vaguement dit qu’il devait se sentir coupable de me ramener dans cet état et n’avait pas envie d’affronter une éventuelle tigresse. Si bien que je n’avais eu personne à mon côté pour retarder ou atténuer l’engueulade que je me suis prise recta. Comme je vous en ai déjà révélé l’essentiel, et que du reste elle est facile à imaginer, je vous en fais grâce. La seule circonstance dont j’aie pu me féliciter c’est que ma mère se sentait obligée de baisser le volume pour ne pas déranger le voisin. J’ai cru que comme d’habitude il avait bossé la nuit et employait son après-midi à dormir. Maintenant les scrupules maternels prenaient un autre relief. Je me marrais.

Tout ça m’a mis le ciboulot en ébullition tandis qu’on dégustait nos succulents gnocchi – la cuisinière s’était surpassée. Accaparé par les événements, je n’avais pu contacter personne de mes copains. Annette et la matouze avaient transmis mon message à ceux d’entre eux qui avaient appelé à la maison. Ça, c’était la veille. J’espérais d’eux un nouveau coup de fil. De Paula, évidemment, de Rémi ou même de Félix. Ou encore de Douvenou, ne fût-ce que pour les devoirs. Mais toujours rien. Géraldine non plus ne s’était pas manifestée. J’en déduisais qu’elle n’avait pas remis les pieds au bahut et que personne, pas même sa tante, ne lui avait parlé de moi. J’aurais certes pu essayer de la joindre, mais je souhaitais qu’elle tire la première. Quelle vanité.

Je commençais à mesurer les difficultés qui m’attendaient. Dès le lendemain – oui, on verrait ça demain – il allait falloir déclarer forfait pour le cours d’allemand et ses contreparties. Adieu bécane. J’en aurais pleuré. Je me consolais en contemplant la face extraordinairement sereine de ma frangine. Annette, ce miracle. J’en aurais pleuré aussi. Peut-être par amour propre, tellement j’étais heureux d’avoir pu la préserver d’une horrible nouvelle. Laquelle, jusqu’à preuve du contraire, continuait pour moi d’être vraie.

Après le dîner, j’ai vite gagné ma chambre. Il y avait bien les Dossiers de l’écran avec un débat sur les travailleurs immigrés, mais Annette aurait bâillé d’avance, la matouze aurait fui (il faudra qu’un jour j’aborde franchement la question de mes origines), enfin et surtout j’avais grand besoin de récupérer. Comme pour contrecarrer ce dessein, les souvenirs affluaient de toutes parts, et spécialement les visions de Jules plus ou moins mêlées à mes rêves. J’ai tenté de les écarter. Accoudé à la fenêtre, malgré le froid – l’hiver daignait enfin s’affirmer –, je me suis offert un petit joint, à la santé des copains, tout en observant les alentours. J’ai repensé aux flics en planque et je m’en suis voulu de n’avoir pas osé parler au commissaire de cette 504 qui avait servi aux poursuivants de Jules.

Quelque part dans Clichy, un clocher a sonné la demie de dix heures. Je me suis couché, et je suis resté comme ça un moment, les yeux au plafond, comme pour y lire un message important.

C’est le visage d’Axel qui s’y est dessiné. Oh putain ! S’il avait l’intention de rester là toute la nuit à me regarder c’était sûr, j’allais mal dormir.

Qu’est-ce que je lui avais raconté sur moi, ce midi ? Impossible de m’en souvenir avec précision. Devais-je regretter de lui avoir donné mon numéro de téléphone ? Quelle importance ? Il l’aurait trouvé de toute façon. J’avais sûrement eu raison de me montrer conciliant. Quant à ce que l’avenir me réservait de ce côté-là, je n’en savais évidemment rien. Et vous ?

Restait la photo que m’avait montrée le commissaire. D’où la tenait-il ? Il faudrait que je lui pose la question. Étrange cliché. On y voyait Axel torse nu sur une plage ensoleillée. Et après ?

J’ai été brusquement tiré de ma rêverie. On frappait à la porte palière.

 

(À suivre.)

Accès direct aux épisodes :

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

Épilogue

 

Publié dans Joue-moi encore

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article