Bakounine n’est pas rentré, 14

Publié le par Louis Racine

Bakounine n’est pas rentré, 14

 

Rémi, l’excellent Rémi ! Il tombait on ne peut plus mal. Pourquoi ne pas le lui dire franchement ? Il comprendrait. Mais j’avais cinq minutes devant moi, alors j’ai commencé par une question anodine, les brutalités attendraient.

« T’es pas rentré dans ta famille ? » j’ai fait.

En même temps, je me disais : lui ne sait pas que j’étais censé être à Étretat. On ne se connaît pas si bien, finalement. Mes copains de Duruy et ceux d’H4 forment deux ensembles distincts. Et moi qui en constitue l’intersection je le leur laisse égoïstement ignorer, je ne fais rien pour les mettre en relation.

« Joseph m’a raconté des bobards », j’ai ajouté.

« Joseph ! Dis pas de mal de Joseph ! Notre éminence ! J’ai effectivement fêté Noël en famille, dans la Creuse. Je ne suis revenu qu’hier. Hébergé par monsieur Calmejane, comme au bon vieux temps ! On va réveillonner ensemble, avec des amis à lui ! Il y aura des poètes ! Un seul ennui : Bakounine.

– C’est son chat ? »

Les autres me regardaient avec l’air de ne pas comprendre que je puisse m’être laissé embarquer dans ce qui leur apparaissait comme des futilités.

« Un chat, bravo ! Mais pas le sien, qui est un vrai sauvage, parfaitement asocial, un chat-ours mais pas une patte molle, ah ! ah ! Alors je démarche. Clem’ est à Istanbul, Placide à Cholet, tout le monde est parti...

– Et tu as pensé à moi, un autre pauvre, qui resterait dans sa banlieue pour les fêtes. »

Il a rigolé. J’ai enchaîné :

« Mais à qui il est alors, ce Bakounine ? Tu fréquentes des anarchistes ? »

Pas mécontent d’étaler ma culture comme par inadvertance. J’ai profité de l’effet de surprise pour tenter un coup de bluff.

« Des copains de Félix ? »

Gagné ! Je le sentais chanceler.

– Revol ? Tu le connais ? »

En fait, je vacillais tout autant à cette découverte.

« J’ai passé le week-end avec lui. Il est à Paris en ce moment.

– Revol ! Tu parles d’or, ce serait l’idéal. Toi, hein, t’es pas très chaud ? T’inquiète, tu me tires une fière chandelle du pied, merci, cher chrysostome ! Eh ! on reprend nos activités l’année prochaine ! Le grec, le go ! À part ça, tu vas bien, toi ? »

L’évocation du grec m’a démoli un peu plus, rapport à la perte de mon Odyssée.

« Écoute, Rémi, on doit m’appeler d’un instant à l’autre, je te raconterai plus tard, mais là il faut que je te laisse.

– C’est pas trop grave, quand même ?

– C’est gravissime, mais ça ne concerne pas mes proches.

– Toi non plus, rassure-moi ? Norbert, tu me fais flipper !

– Non, moi ça peut aller. Rémi, je suis désolé, j’ai plus le temps de t’expliquer, je te rappellerai. Bonne chance pour le greffier. »

En raccrochant, j’ai vu que je tremblais. Et que le combiné était trempé. J’avais pleuré sans m’en rendre compte, des larmes silencieuses. Et comment j’ai réagi ?

Deux choses en particulier alimentaient mon hilarité. Le côté incongru, décalé de Rémi qui dans une scène tragique venait d’insérer un intermède comique. Et ces anarchistes qui partaient en vacances et ne savaient quoi faire de leur animal de compagnie. Je trouvais ça d’un drôle achevé, la meilleure de l’année qui se terminait et dont on pouvait espérer que la suivante serait moins chargée de catastrophes.

On pouvait toujours.

La crise ne s’est pas prolongée, d’abord les autres avaient l’air consternés sans savoir de quoi il retournait, il était urgent de les mettre au courant avec le sérieux qui s’imposait, j’ai brièvement rendu compte du coup de fil de Géraldine, de celui du commissaire, de celui de Rémi enfin, et ç’a été l’occasion d’un nouvel incident.

« Ben, normal, a fait Annette, Félix, le chat. »

Elle a dit ça d’un air si triste que je n’ai pas pu me retenir de pouffer, tandis que ma sœur, honteuse d’avoir osé plaisanter dans un moment pareil (un truc que j’aurais pu faire moi – et que j’aurais assumé –, mais qui ne lui ressemblait pas à elle, ma petite sœur si gentille), que ce soit sorti tout seul ou qu’elle ait dû se forcer, poussait un cri déchirant et fuyait dans sa chambre, où Carmen l’a rejointe.

Paula et Jules m’ont entraîné vers le canapé, m’ont fait asseoir entre eux et réconforté de chaudes paroles, désolés évidemment pour ma copine, et horrifiés, mais quand même soulagés que de si affreuses nouvelles ne concernent pas la matouze. Je me laissais dorloter sans toutefois m’abandonner, distrait moins par le chagrin que par l’attente du prochain appel. Les cinq minutes étaient passées, je m’impatientais déjà, je ne tenais plus en place, il fallait que je retourne dans l’entrée, près du téléphone, Paula, malgré sa discrétion habituelle, n’a rien trouvé de mieux que de me poser cette question qui lui tenait à cœur :

« Vous étiez très liés, Isabelle et toi ? »

C’est là que j’ai commencé à prendre conscience des menaces qui s’amoncelaient sur ma tête.

De Paula je n’avais rien à craindre, évidemment. Elle pouvait se montrer jalouse, toute libre de mœurs qu’elle était, mais jamais elle ne basculerait dans la violence ou dans la haine. Ce que je redoutais, c’était la très ordinaire connerie humaine.

« Pas plus que ça », j’ai fait.

– Et Géraldine Parmentier ? Pourquoi elle ? »

Entendez : pourquoi était-ce Géraldine qui m’avait appelé, moi ? Et les sombres nuées entrevues à l’instant se sont encore épaissies. Géraldine était peut-être la seule de mes condisciples qui ne m’ait pas cru coupable des sévices subis par Isabelle juste avant les vacances. Bien que pas spécialement copine avec elle, elle avait été mise au courant du meurtre, pas moi. Son appel valait une nouvelle preuve de fidélité mais aussi une mise en garde.

Entre parenthèses, et une bonne fois pour toutes : si quelque chose vous échappe, lisez ou relisez mes Pigeons. Je ne vais pas passer mon temps à reraconter les choses.

Qu’est-ce que je disais ? Oui, on allait me chercher des poux. Une chance que j’aie un alibi en béton, armé de surcroît et en toute légalité. La nuit de samedi à dimanche, je l’avais passée à Étretat, des tas de gens pouvaient en témoigner, dont les gendarmes et le frère du commissaire Laforgue. Sans oublier Maurice ! Mais si le bruit s’était répandu que quelques jours plus tôt je m’étais mal conduit avec la victime, je devrais m’en expliquer.

D’un autre côté, je détenais des informations. Et ça aussi, ça m’a fait peur. J’avais surpris une entrevue confidentielle et éventuellement suspecte entre Isabelle et Graindorge. Si on m’interrogeait sur leur relation, qu’est-ce que je pouvais répondre sans risquer de m’attirer des ennuis ou d’en causer à mon prof ? Mieux valait feindre l’ignorance. N’empêche, je me posais des questions. Et puis il y avait les terreurs d’Isabelle. Je n’avais jamais réussi à chasser de ma mémoire ce regard désespéré qu’elle avait eu un jour en rentrant chez elle et en voyant ce machin dans son étui avec l’inscription chinoise. Est-ce qu’il fallait parler de ça ? Pourtant, cette image désormais m’occupait l’esprit en permanence, mêlée à celles – couple affreusement disparate ! – de sa lèvre tuméfiée et de son intimidante nudité – la dernière vision que je conserverais d’elle ! Éros et Thanatos !

Oh putain !

Pile comme l’idée m’est venue, le téléphone a sonné. J’ai foncé, en lançant quand même à Jules :

« Faites-moi penser à vous dire un truc. »

Lui m’a retenu juste le temps de me signifier que si c’était son frère, il n’était pas là. Vous parlez si j’avais l’intention de jouer les standardistes !

C’était bien le commissaire.

« Je vous ai fait attendre, il a soupiré, mais ce matin ça n’arrête pas, c’est un véritable festival. Comment allez-vous ?

– Ça ira mieux si vous avez des nouvelles de ma mère.

– Votre maman est en route pour son travail. »

Ouf ! Mais aussitôt la colère est remontée au créneau.

« Si vous savez qu’on est rentrés, elle doit le savoir aussi. Pourquoi elle a pas appelé ?

– Parce qu’elle vous croit toujours à Étretat, figurez-vous. J’aimerais d’ailleurs qu’elle continue quelque temps. Moi-même je n’ai appris votre retour qu’il y a un quart d’heure.

– Comment ?

– Comment ça, comment ? Par vous. Et par quelqu’un d’autre, aussi. Quand je suis arrivé au commissariat, on m’a transmis deux messages. Il y avait eu deux appels, tôt ce matin, à deux minutes d’intervalle. Le premier d’une cabine près de chez vous, le second de votre appartement. »

Pigé !

« J’essaye de vous joindre depuis hier.

– Croyez bien que j’aurais préféré être plus disponible. Bon, vous êtes rentrés. Pourquoi ? »

Il l’ignorait vraiment ou il faisait semblant ?

« L’hébergement laissait à désirer. »

Je vous épargne une vaine dialectique. J’ai appris coup sur coup au commissaire l’incendie de la villa et l’accident des parents de Constant. Oui, même un flic peut ne pas tout savoir.

Ce qui était assez farce, c’est que pendant que je lui causais je pouvais me le figurer en face de moi en regardant Jules : de visage du moins, les deux frères se ressemblaient comme des jumeaux ; ça ne diminuait en rien, bien au contraire, le mépris du policier pour le saltimbanque.

Je me suis tu. Il n’a d’abord rien dit, et j’essayais d’interpréter son silence. Quand il l’a rompu, sa voix avait changé. Il y entrait quelque chose que je n’arrivais pas à définir. Peut-être, plutôt qu’un sentiment, la volonté de n’en exprimer aucun. Une voix de flic, en somme.

« Vous avez vu Maurice Derambure, à Étretat ? »

Pouvais-je lui mentir ? Je lui ai tout raconté, de l’incendie à mon interpellation par la maréchaussée. Pendant ce temps-là, Paula s’occupait du petit-déjeuner. Elle est venue récupérer les victuailles qu’elle avait déposées près du téléphone, et en repartant m’a caressé la joue. Jules écoutait de loin, m’encourageant et m’approuvant de petits hochements de tête, souriant autant que le permettaient les circonstances. Ça ne m’aidait pas à savoir si je devais ou non parler de sa présence à Étretat. J’ai décidé que ce n’était nullement nécessaire, le moyen de transport que nous avions utilisé au retour ne me paraissait pas un détail utile, et je pouvais toujours me retrancher derrière l’interdiction expresse qui m’avait été notifiée par le commissaire lui-même de ne jamais évoquer son frère dans nos conversations.

Quand j’ai eu fini, plusieurs secondes se sont écoulées avant qu’il réponde. Il devait être encore en train de prendre des notes. Je me serais cru chez le médecin ou à l’oral du bac, non, ce n’était pas une obsession, du reste un bon souvenir cet oral de français, l’écrit aussi, j’avais comme on disait pas mal de points d’avance, mais nous ne sommes qu’à la fin du premier trimestre, vous voulez bien me laisser poursuivre ? Merci.

« Mon cher Norbert, il a fait, vous êtes non seulement majeur mais raisonnable... »

Air connu. Nous en a-t-on rebattu les oreilles de la majorité à dix-huit ans ! Moi, j’avais dégotté dans les affaires de mon père – qui du coup me l’avait légué, plutôt ému – un vieux bouquin intitulé justement Dix-huitième année, d’un certain Jean Prévost. Un jour que notre prof d’histoire, cette... ennemie personnelle, nous avait sermonnés sur ce sujet, nous qui n’y étions pour rien – on n’avait pas pu voter pour Giscard vu qu’on n’avait pas l’âge à l’époque et en plus je ne l’aurais pas fait –, je lui en avais récité un beau passage, que dites-vous ? Je m’attarde ? Je suis chez moi, je vous signale. Mais bon, reprenons.

« ... je vais vous demander la plus grande discrétion...

– Comptez sur moi, commissaire. » (N’eût-il pas mieux valu dire « monsieur le commissaire » ? Je voulais du regard consulter Jules mais il aidait Paula à mettre la table.)

« ... et surtout la plus grande prudence. »

– De la prudence ? Pourquoi donc ? » j’ai dit tout fort, pour capter l’attention des autres, et ça a marché.

« Derambure est dangereux. J’ai conseillé à votre maman de se mettre à l’abri et lui ai trouvé un asile temporaire. J’en suis maintenant à organiser la sécurisation de votre environnement. D’ici deux jours au maximum, Derambure sera si étroitement surveillé qu’il ne pourra nuire à quiconque. Ça implique votre concours. Nous savons qu’il a quitté son hôtel hier matin. L’avez-vous vu à Clichy ? »

Je l’ai renseigné, non sans toutefois garder secrète l’assistance de Jules.

« Bon. Je sais, Norbert, que vous êtes en vacances, votre sœur, votre cousine et vous, vous êtes jeunes, vous avez envie de sortir, mais de grâce, au moins aujourd’hui, restez au chaud. J’ai dépêché deux agents en civil qui vont monter la garde devant votre immeuble, ils ne devraient pas tarder, pour des raisons évidentes ils ne se manifesteront pas, c’est moi qui vous préviendrai quand ils seront sur zone. Tout ce que vous avez à faire, c’est de ne pas quitter votre appartement, et de nous appeler à la moindre alerte. Ce soir, en principe, votre maman rentrera au bercail, demain soir au plus tard vous devriez pouvoir retrouver une vie normale.

– Génial », j’ai fait, comme j’aurais dit : on a chié dans mes bottes.

« Il est heureux que votre maman n’ait rien su de vos mésaventures normandes. Mais il vaudrait mieux la préparer à votre retour anticipé. Vous pourriez l’appeler à son travail.

– Elle déteste ça. Enfin, c’est plutôt son patron, avec qui elle est à couteaux tirés en ce moment.

– Oui, elle m’en a touché un mot. Il faudrait pourtant trouver un moyen. Vous y réfléchirez. Allez, je vous laisse, mais surtout, hein : n’ayez pas peur ! La police est là et vous protège ! Mes hommages à mademoiselle votre sœur ainsi qu’à votre cousine de province ! »

Sans prendre garde à cette formule, sans du moins laisser à l’image qu’elle évoquait le temps de se fixer, j’ai crié :

« Attendez ! »

Ça a instantanément suspendu toute action alentour – et au bout du fil.

« Il y a autre chose, monsieur le commissaire, » (ça sonnait bizarrement, quand même) « une de mes camarades de classe a été assassinée ce week-end. »

J’avais débité ça à toute allure, vu l’urgence, et pour me débarrasser. Pour ne pas faiblir, aussi.

« La petite Messmer ? Enfin, si j’ose dire. Elle était dans votre classe ? Toutes mes condoléances.

– C’est avec elle que vous m’avez vu à l’enterrement de ma logeuse.

– Une amie à vous, en plus ? Je suis sincèrement désolé. Je n’ai pas fait le rapprochement. Et puis je ne suis pas chargé de l’affaire. Il faut dire... »

Il hésitait.

J’ai senti que je pouvais l’aider.

Vous allez me trouver prétentieux, mais je crois bien qu’à cet instant-là j’ai entraperçu, très fugitivement, hélas ! et sans pouvoir le traduire en mots, tout un pan de cette bizarre tapisserie qui depuis quelque temps se tissait autour de nous et à travers nous.

J’ai complété :

« Que vous avez largement ce qu’il vous faut dans le genre. »

Il a réagi d’une façon ! Le propos avait porté bien au-delà de ce que je pouvais escompter. C’est vous dire si je maîtrisais mon propre discours ! Et l’inspiration maintenant me fuyait.

Il a laissé passer deux ou trois secondes, puis :

« Dans le genre ! Mais, Norbert, vous venez... Vous parlez d’or. » (Oui, deux occurrences en quelques minutes.) « Grâce à vous je... Écoutez, Norbert, je n’aurai qu’un mot : merci !

– C’est nous qui vous disons merci pour la matouze », j’ai fait, en comprenant mieux que jamais ce que ce vocable permettait d’éloigner d’émotion trop palpable.

Il a raccroché, je me suis retrouvé comme un zombie debout dans l’entrée, ne sachant que faire, que dire, il était loin celui qui par ma bouche avait parlé d’or.

« Allez, à table ! » a dit Paula. « Tu nous raconteras en déjeunant. » Elle a passé la tête dans le couloir pour appeler les filles, qui ne se sont pas fait prier, on les a vues débouler Carmen en tête comme les deux gamines qu’elle étaient, à peu de chose près.

J’ai retrouvé ma langue et instruit le peuple. De mon côté j’ai eu confirmation que c’était Paula qui avait appelé le commissariat comme elle était descendue à la recherche d’une boulangerie, elle avait dû pas mal marcher vu que la plus proche était fermée le lundi, mais au passage elle avait trouvé une cabine téléphonique – et du lait. En son absence, Jules avait téléphoné lui aussi. Il était levé et habillé depuis longtemps, il avait bien dormi, merci, et ne s’était pas ennuyé le moins du monde, il avait fini de lire le bouquin de Derambure.

« Très intéressant », il a commenté. « À propos, Norbert, qu’aviez-vous à me dire tout à l’heure ? »

– C’est à propos d’Isabelle. En fait, vous la connaissiez. Vous l’avez vue à l’enterrement de la... de madame Rondeau. La fille avec qui j’étais. Votre frère l’a vue également, bien que de plus loin.

– Ah ! cette personne-là... »

Ça l’a laissé songeur. Puis :

« Non, parce que, excusez-moi, c’est stupide, mais comme elle était blonde... Enfin, votre maman aurait évidemment fait allusion à sa taille. »

Je l’ai rejoint là-dessus. Néanmoins il continuait de paraître préoccupé.

« Je repense à ce faux numéro de téléphone. Vous connaissez celui d’Isabelle ? »

On l’a trouvé dans l’annuaire. « Mozart » écarté, on a pu constater que les deux numéros n’avaient aucun rapport.

« C’est bizarre, j’ai dit, que vous cherchiez un lien entre le meurtre et cette mystérieuse visite. »

Au lieu de répondre, il a regardé Paula comme pour s’excuser de ce qui allait suivre, et il m’a fait :

« Vous êtes déjà allé chez Isabelle Messmer ?

– Une fois ou deux », j’ai dit, confiant dans l’ouverture d’esprit de ma copine.

« Et vous n’y avez rien remarqué de bizarre, justement ? »

 

(À suivre.)

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